Delanoë, ancien maire PS de Paris, juge "dangereux" le programme de Hamon : "J'aiderai Emmanuel Macron"

ÉLECTIONS LÉGISLATIVES 2017
RAPPROCHEMENT - Bertrand Delanoë a confirmé, mercredi matin sur France Inter, son soutien à la candidature d'Emmanuel Macron. Un symbole, alors qu'Anne Hidalgo, qui lui a succédé à la mairie de Paris, a choisi Benoît Hamon.

Bertrand Delanoë sort de son silence et frappe fort. L'ancien maire emblématique de Paris, compagnon de route de Lionel Jospin et socialiste historique, a annoncé mercredi matin sur France Inter qu'il soutiendrait la candidature d'Emmanuel Macron à la présidentielle. Un ralliement qui rappelle celui d'un autre édile, celui de Lyon, Gérard Collomb, soutien depuis de long mois de l'ex-ministre de l'Economie. 

Le candidat qui se rapproche le plus de mes convictions, c'est Emmanuel Macron. Je pense que le programme de Benoît Hamon est dangereux parce qu'il ne rassemble pas la gaucheBertrand Delanoë

Tout en rappelant son "amitié" pour Benoît Hamon, l'ancien maire de Paris explique qu'après avoir "lu le programme d'Emmanuel Macron", il juge qu'il faut "soutenir le candidat qui peut battre Marine Le Pen au second tour". Car pour Bertrand Delanoë,  "la France court un danger majeur" avec le FN. "Ça me hante. Avec beaucoup de gravité, il faut que nous nous posions la question de notre vote au premier tour".

Le choix inverse d'Anne Hidalgo

La décision de Bertrand Delanoë, ébruitée depuis mardi soir, contraste particulièrement avec le choix d'Anne Hidalgo, qui lui a succédé en 2014 à la mairie de Paris et dont il est très proche. Celle-ci soutient le candidat socialiste Benoît Hamon. Mardi, elle expliquait même Europe 1 qu'Emmanuel Macron "n'est pas un candidat de gauche", mais "du centre, d'une droite libérale".


"Anne Hidalgo est une femme libre, je suis un homme libre", a rappelé Bertrand Delanoë, pour qui la division de la gauche est avant tout de la responsabilité de Benoît Hamon. "J'avais des désaccords avec le gouvernement, mais je n'aurais pas voté une motion de censure [...] Qui a posé des actes et des moments de division ? La majorité présidentielle s'est rétrécie quand Valls, Hamon et Montebourg ont décidé de virer Jean-Marc Ayrault [alors Premier ministre, NDLR]".

En vidéo

Présidentielle 2017 : qui sont les membres de la galaxie Macron ?

Tout savoir sur

Tout savoir sur

Emmanuel Macron dans la course à l'Elysée

Plus d'articles

Lire et commenter