"Calomnies", "campagne dégueulasse" : l'amertume d'Alain Juppé avant d'aller voter

"Calomnies", "campagne dégueulasse" : l'amertume d'Alain Juppé avant d'aller voter

NERFS A VIF - Alain Juppé a fait une déclaration surprenante ce dimanche matin avant de glisser son bulletin dans l'urne au second tour de la primaire. Il a dénoncé les calomnies dont il fait l'objet. Un ton qui tranche avec l'habituelle neutralité des jours de vote. François Fillon lui a voté sans faire aucun commentaire.

De l'amertume avant le vote. Alain Juppé a vivement surpris ses interlocuteurs par une violente sortie prononcée alors qu'il se rendait aux urnes. Il faisait référence à une tribune de Jean-Claude Guillebaud dans Sud-Ouest qui dénonçait une campagne de "calomnie" dont il aurait fait l'objet, en prenant sa différence. 

"Lisez cette tribune", a lancé Alain Juppé aux journalistes, avec une certaine aigreur. Avant de faire référence à cette "immonde campagne" dont il aurait été la victime. "C'est ignoble de se faire traiter d'antisémite ou de salafiste", a-t-il ajouté.

"Dégeulasse"

Alors qu'un jour de vote incite traditionnellement un candidat à la retenue, Alain Juppé est allé encore un peu plus loin devant les caméras : 

Ça me fait chaud au coeur de voir enfin dénoncée cette campagne dégueulasse qui m'a fait tant de mal- Alain Juppé

"Lisez la tribune, vous comprendrez", a insisté le candidat en difficulté face à François Fillon. "Vous comprendez un peu de quelles calomnies j'ai été l'objet et la victime sans que personne ne dise rien." Sur LCI, Jean-Claude Guillebaud, l'éditorialiste de Sud-Ouest, a défendu sa tribune défendant Alain Juppé, jugeant que ce dernier "a été personnellement bouleversé par ces attaques. Ces calomnies ont été reprises un peu partout par des gens qui le font à dessein".

Des propos tenus alors que plusieurs millions d'électeurs sont encore attendus dans les urnes pour la conclusion de cette primaire entre François Fillon et Alain Juppé.  La sortie du maire de Bordeaux tranchait, dimanche matin, avec le calme et l'apparente sérénité qui régnaient lors du vote de François Fillon à Paris.

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