Primaire de la droite : les 8 candidatures étudiées par le parti

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Fillon candidat de la droite pour 2017

DERNIER JOUR AVANT CAMPAGNE - La liste des candidats pour la primaire de la droite sera publiée ce mercredi à la mi-journée, après arbitrage de la Haute autorité. Retour sur les 8 candidats en lice... et les recalés.

Ils étaient 14 à en rêver. Pourtant, sur la ligne de départ, les candidats à la primaire de la droite et du centre seront moins nombreux. La raison est simple : pour concourir, il faut avoir de solides soutiens. Soit 250 élus (répartis sur au moins 30 départements), dont 20 parlementaires, mais aussi 2500 adhérents (répartis sur au moins 15 fédérations). 

LCI fait le point, alors que la Haute Autorité vérifie les parrainages des prétendants et annonce la liste officielle des candidats à cette primaire ce 21 septembre.

C'est bon pour eux

Les grosses pointures de la primaire n'ont logiquement pas eu de mal à réunir les soutiens exigés par la Haute autorité de la primaire. Bien avant la date limite du 9 septembre, Alain Juppé, le favori des sondages, Nicolas Sarkozy, Bruno Le Maire et François Fillon ont déposé leurs signatures.  

 Le député-maire de Meaux, Jean-François Copé  s'est offert quelques semaines de stress avant de pouvoir enfin annoncer, le 1er septembre, avoir réuni ses parrainages, notamment auprès des sympathisants, dont les signatures ont tardé à venir. 

La députée de l'Essonne et ex-parole-porte de Nicolas Sarkozy en 2012, Nathalie Kosciusko-Morizet, a bien cru ne pas réussir à rassembler toutes les parrainages nécéssaires. Mais c'est finalement chose faite. Elle a annoncé le 8 septembre sur France 2 qu'elle pourra bien déposer un dossier de candidature auprès de la Haute Autorité. 

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Primaire de la droite: NKM annonce avoir les parrainages nécessaires

Le 9 septembre, cette liste a été complétée par le député de la Drôme, Hervé Mariton. Ce dernier est parvenu à rassembler sur le fil les 20 parrainages de parlementaires indispensables. Il avait déjà en poche ceux des élus et des adhérents. 

Ajoutons enfin le député des Yvelines, Jean-Frédéric Poisson, d'ores et déjà en lice en raison de son affiliation au Parti chrétien démocrate (PCD), mouvement partenaire des Républicains. Sa candidature avait été validée dès le 30 mars dernier.

La bande des quatre, Sarkozy, Fillon, Juppé, Le Maire, espérait que je n'obtienne pas mes parrainages. C'est chose faite et je serai le cinquième élément- Jean-François Copé à "La Provence"

Les recalés

Le souverainiste Jacques Myard, député des Yvelines, ne concourra pas dans la primaire. Tout comme le gaulliste Henri Guaino, ancienne plume de Nicolas Sarkozy : il a annoncé vendredi matin que n'ayant pas le nombre de signatures nécessaires,  il renonçait à la primaire mais se lançait en cavalier seul dans la course à la présidentielle.

Nadine Morano, la déçue du sarkozysme passée en dissidence, avait de son côté affirmé lundi matin qu'elle "touch(ait) au but" (sans donner de chiffres), tout en vitupérant contre une primaire "à armes inégales" où seuls les caciques du parti ont la main sur les fichiers d'adhérents, bien utiles pour solliciter ces derniers. 

Bien que n'ayant pas obtenu ses parrainages, le député Frédéric Lefebvre a déposé sa candidature au titre de son micro-parti Nouveaux horizons. Celle-ci ne devrait pas être retenue, cet ancien proche de Nicolas Sarkozy n'ayant pas préalablement obtenu l'aval des Républicains pour concourir au nom de sa formation.  

Quant à Geoffroy Didier, le fondateur du mouvement La Droite forte, il a officiellement jeté l'éponge jeudi dans une interview au Figaro. S'il avait fait le plein chez les militants, il assure qu'il lui manquait une cinquantaine de parrainages d'élus locaux et cinq de parlementaires. "Tout a été fait pour que la primaire soit verrouillée", se plaignait-il il y a une semaine dans les colonnes de L'Opinion.

Enfin, Hassen Hammou, le candidat issu du milieu associatif, a annoncé lundi qu'il abdiquait faute de trouver suffisamment de soutiens. Dépité, il a expliqué : "Je vais être gentil, j'ai envie de me convaincre que mes origines et mon milieu social n'ont pas joué en défaveur de ma candidature. Mais je n'y crois pas tout à fait".

A 18h vendredi 9 septembre, la Haute autorité des primaires indiquait qu'elle avait reçu onze candidatures au total. Huit concernaient Les Républicains. Trois autres, en revanche, étaient inconnus et ne présentaient comme information que le fait d'appartenir à des partis partenaires de Les Républicains.

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