Cannes : comment les candidats font campagne sur les réseaux sociaux

Cannes : comment les candidats font campagne sur les réseaux sociaux

ÉLECTIONS LÉGISLATIVES 2017
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MUNICIPALES – Après les serrages de main sur les marchés, les meetings et les discussions aux réunions d’appartement, presque tous les postulants à l’hôtel de ville sont actifs sur les réseaux sociaux via twitter et facebook.

Les déambulations dans les marchés, les tracts distribués à tire-larigot et les meetings ne sont définitivement plus seuls dans une campagne électorale. A Cannes comme ailleurs, on s’active ferme sur les réseaux sociaux avec parfois de véritables e-machines de guerre.

Le plus ancien, actif – et addict — est sans conteste David Lisnard (UMP ). Au moment où nous écrivions cet article, ils étaient 5 169 à suivre son activité sur twitter (@davidlisnard) et 4 668 sur facebook. Le premier adjoint sortant écrit ses humeurs et "des expressions spontanées". "De Gaulle s’il était là 'twittterait', lance-t-il. Pour moi c’est un élément parmi d’autres en plus des rencontres sur le terrain, des explications, des contacts".

Philippe Tabarot , moins suivi sur twitter (@Philippe Tabarot) avec 541 followers mais beaucoup plus sur facebook (4 998 amis) utilise lui aussi cet outil. "Je ne donne pas mon avis sur tout 15 fois par jour, je le manie avec raison, ça ne doit pas polluer ma campagne" estime-t-il. Les deux favoris de l’élection, qui reconnaissent s’adresser aussi à un public plus jeune via ces réseaux, écrivent eux-mêmes leurs messages "sauf ceux indiquant des dates de rendez-vous" précise Philippe Tabarot.

Qu’y trouve-t-on ? L’un et l’autre distillent des informations parfois capitales… ou pas. Notamment lorsque David Lisnard indique partir faire son footing alors qu’il est victime d'une déchirure musculaire. Ou quand Philippe Tabarot poste la photo du plateau-repas après une journée de travail de 18 heures. Plus souvent, heureusement, ils communiquent des informations orientées sur leur activité de campagne (inauguration de permanence, conférence de presse, propositions) ou d'élus que les internautes retrouvent également sur leur page officielle facebook gérée, elle, par les staffs.

Passage obligé ?

Les réseaux sociaux ne servent pas qu’à convaincre les followers ou les amis, souvent déjà acquis à la cause, mais aussi à mobiliser ses propres troupes. Comme, par exemple, lorsque Anne Majri (PS-EELV), 254 followers sur twitter et 275 sur Facebook, commente les résultats d’un sondage : "Nous devons faire mieux et acquérir plus de lisibilité" écrit-elle.

La plupart des candidats qui veulent réaliser un score important estiment qu’il est désormais impossible de faire sans. "On essaie d’être au contact, on est encore un peu en retard car on a commencé tard" avoue Christine Dorten (FN) dont la page facebook enregistre 287 likes et un compte twitter non utilisé seulement… 6 abonnés.

Certains, loin d’être fans de cette tendance, assument totalement s’en passer. Tels Dominique Henrot (FDG) et Jean-Perre Villon (Alliance indépendante écologiste) qui feront campagne dans le plus grand classicisme du web, avec "seulement" un site internet et un blog.

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