Cannes : un juge veut entendre Bernard Brochand

Cannes : un juge veut entendre Bernard Brochand

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JUSTICE – Coup de théâtre dans l’enquête sur les "affaires" à Cannes : le juge d’instruction Murciano a demandé la levée de l’immunité parlementaire du député-maire Bernard Brochand qui a réagi vendredi soir dans un communiqué.

Le procureur de la République de Grasse, Georges Gutierrez, l’a confirmé ce vendredi après-midi. Une demande de levée d’immunité parlementaire du député-maire de Cannes Bernard Brochand (UMP) a bien été effectuée cette semaine par le juge d’instruction Jean-Pierre Murciano confirmant une information révélée par le site Internet de Libération.

Ce magistrat enquête depuis l’an dernier sur une affaire de corruption et de favoritisme à la mairie de Cannes pour laquelle la ville s’est portée partie civile. Affaire qui a débouché sur la mise en examen de six personnes dont des fonctionnaires de la mairie, des proches de Bernard Brochand et le deuxième adjoint au maire Christophe Santelli-Estrany .

Demande transmise au parquet général

Les investigations portent notamment sur l’association des "Amis de Cannes" qu’il soupçonne d’avoir financé de précédentes campagnes électorales en échange de faveurs pour les donateurs.

La demande de levée d’immunité parlementaire est en cours d’instruction a précisé le procureur Gutierrez. Elle a été transmise au parquet général d'Aix-en-Provence qui, le cas échéant, la transmettra à la Chancellerie. Il revient ensuite à cette dernière de la communiquer à l’Assemblée nationale. C'est le bureau de l'Assemblée qui doit trancher in fine.

Quelle influence pour les municipales ?

Ce rebondissement survient à moins de deux semaines des élections municipales qui opposent notamment, dans un duel fratricide, deux UMP. D'un côté David Lisnard, le premier adjoint de Bernard Brochand âgé de 75 ans, et de l'autre Philippe Tabarot conseiller municipal et frère de Michèle Tabarot maire du Cannet et numéro 2 de l'UMP.

Bernard Brochand a réagi par un communiqué de presse ce vendredi en début de soirée. « Cette demande répond étrangement à un calendrier électoral et aucunement à des nécessités judiciaires puisque le juge n’aura aucune réponse d’un Parlement qui a décidé de suspendre ses travaux le temps des élections », a-t-il notamment indiqué. Selon lui, « c’est une opération de communication destinée à influencer et à déstabiliser les électeurs cannois ».

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