Quel avenir pour Cécile Duflot, après sa lourde défaite à la primaire écolo ?

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PLAN B - Eliminée dès le premier tour de la primaire écologiste, l'ancienne patronne d'EELV, Cécile Duflot, se trouve dans une situation difficile. Elle va devoir se battre pour conserver son siège de députée, obtenu grâce à un accord avec le PS.

Parmi les coups durs encaissés par Cécile Duflot ces derniers mois, l'élimination dès le premier tour de la primaire écologiste, mercredi, avec seulement 24% des suffrages, est probablement le plus cruel. Celle qui n'avait jamais caché son intention, si les circonstances se présentaient, d'être candidate à la présidence de la République, voit ses ambitions - et sa stratégie - balayées par le scrutin interne. Comme en 2007, lorsqu'elle avait été éliminée, avec 23.29% des voix au premier tour de la course à la présidentielle par Dominique Voynet et Yves Cochet. 


Un coup dur chasse l'autre. Au printemps dernier, l'ancienne patronne d'EELV avait déjà vu le groupe écologiste qu'elle coprésidait à l'Assemblée nationale se disloquer avec le départ de plusieurs députés ralliés à la majorité socialiste, et l'entrée au gouvernement de Barbara Pompili. A vrai dire, son parcours politique au sein de la formation écologiste a été un véritable chemin de croix depuis sa décision de quitter le gouvernement en mars 2014, à l'arrivée de Manuel Valls à Matignon. Celle qui avait conduit des listes EELV à plus de 16% aux Européennes de 2009 et aux régionales de 2010 était critiquée à la fois par ceux qui lui reprochaient sa participation au gouvernement et ceux qui dénonçaient son bref rapprochement avec Jean-Luc Mélenchon. 

Si elle poursuit sa vie politique, l'ancienne ministre du Logement devra désormais défendre ce qui lui reste : son siège de députée dans la 6e circonscription de Paris, gagné en 2012 au bénéfice d'un accord passé avec le Parti socialiste, au détriment de la députée en place à l'époque, Danièle Hoffman-Rispal.  Celle-ci avait été reléguée au rôle de suppléante et avait occupé le siège durant la période gouvernementale de Cécile Duflot, qui avait récupéré son mandat en mai 2014. La socialiste pourrait bien vouloir reprendre ce mandat. 


Or le PS, qui se prépare à des législatives particulièrement rudes en 2017, pourrait être beaucoup moins coopératif qu'en 2012 avec les anciens alliés écolos. Pour l'heure, si le siège (plutôt acquis à la gauche) est réservé à une femme, il pourrait s'agir d'une socialiste. Et Cécile Duflot n'a pas de "plan B" : elle a quitté son mandat régional en Ile-de-France en 2012. 

Au-delà des questions de mandats, Cécile Duflot n'a pas encore dévoilé ses intentions quant à son avenir. Après la proclamation des résultats, l'ex-patronne d'EELV est restée floue sur ses intentions : 

Dans les échecs comme dans les succès, je resterai fidèle à mes convictions et mes valeurs. Je serai au rendez-vous de tous les combats pour l’écologieCécile Duflot

Un message sobre relayé sur son compte Facebook, tandis que sur Twitter, où elle est d'ordinaire particulièrement active, la députée reste muette depuis 24 heures. Sa porte-parole de campagne, Caroline de Haas, a seulement tweeté un constat un brin désabusé sur les réseaux sociaux.

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