Ciotti exempté du service militaire : et les autres, l'ont-ils fait ?

Ciotti exempté du service militaire : et les autres, l'ont-ils fait ?

ÉLECTIONS LÉGISLATIVES 2017
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SOUS LE DRAPEAU - Le député LR Eric Ciotti, fervent partisan du rétablissement du service militaire, en a été lui-même exempté. Qu'en est-il d'autres responsables politiques : l'ont-ils effectué et si oui, de quelle manière ? LCI a fouiné dans les CV.
1/7Eric Ciotti, l'exempté Le député des Alpes-Maritimes, fervent partisan du rétablissement du service militaire, s'est fait épingler mercredi par "Le Canard enchaîné" pour avoir tenté d'échapper au sien en 1991, avec une lettre de soutien de François Fillon, dont il était l'attaché parlementaire, adressée à Jean-Pierre Chevènement, alors ministre de la Défense. L'intéressé a indiqué qu'il avait finalement été exempté "sans passe-droit", en invoquant la grossesse de sa femme. Cela lui permettait en effet d'échapper à ses obligations au titre du "soutien de famille".

AFP

2/7Nicolas Sarkozy, le service minimum Nicolas Sarkozy, qui souhaite imposer le service militaire aux jeunes décrocheurs, a effectué son service sur la base aérienne du Bourget avant de rejoindre le site de Balard, à Paris. Un "bon plan" qui consistait à intégrer le Groupe rapide d'intervention (GRI), dédié au nettoyage et à la surveillance du site. Il aura ainsi passé son temps à cirer les parquets, comme l'a raconté son amie Isabelle Balkany. "Une planque", racontait un proche dans le documentaire "Les ambitieux", qui permettait au futur président de poursuivre ses études de droit en limitant les heures perdues à la base. Nicolas Sarkozy a profité de ce "bon plan" avec Brice Hortefeux et Eric Raoult.

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3/7Arnaud Montebourg, le service près de chez soi L'ex-ministre, candidat socialiste à la présidentielle, est lui aussi partisan du service militaire et civil obligatoire, pour une durée de six mois, afin de faire renaître l'esprit de "camaraderie". Lui-même a fait ses classes à Fontainebleau en 1985, au 120e régiment du train. Où il croisera un certain Manuel Valls... avant de rejoindre Paris deux mois plus tard, direction la caserne Mortier. Elle présentait l'avantage de n'être "pas loin de son studio". Il a terminé le service au cabinet du ministère de la Défense, à faire des revues de presse et à rédiger quelques discours.

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4/7François Hollande, le service à tout prix Le rapport de François Hollande au service militaire -il s'est prononcé pour un service civil volontaire- est un peu compliqué. Comme le raconte Serge Raffy dans "Hollande, itinéraire secret" (Hachette, 2012), l'actuel président venait de réussir le concours de l'ENA, en 1976, lorsqu'il a été convoqué par l'armée. Après maints efforts pour y échapper, il a été réformé pour myopie. Puis, alors que ses camarades sont tous appelés sous les drapeaux, il est pris d'un doute. Peut-il devenir un jour ministre, voire plus, s'il n'a pas fait son service ? Il fera alors des pieds et des mains auprès du ministère de la Défense pour être réintégré. Il rejoindra ainsi en janvier 1977 l'Ecole des officiers de Coëtquidan, dans le Morbihan. Dans sa chambrée : des futurs élèves de l'ENA et de l'Ecole nationale de la magistrature. "C'est dans la sueur du crapahutage que quelque chose s'est scellé entre nous", racontera l'un de ses compagnons de service, l'actuel ministre Michel Sapin.

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5/7Jean-François Copé, le service à tout prix (bis) Le député-maire de Meaux, qui n'est pas un partisan du rétablissement, a connu sensiblement la même histoire que François Hollande. En plus simple. Lui, en effet, n'a jamais tenté d'échapper à la conscription. Il a été réformé en raison "d'un petit décalage de hanche", nous raconte Ariane Chemin dans "La Promo Sciences Po 1986" (Stock). Un drame pour le futur énarque qui, comme François Hollande, est convaincu que cela nuirait à sa carrière politique. Il fait donc appel à son père médecin pour le pistonner auprès d'un médecin militaire. Il effectuera son service en 1986, avant d'intégrer l'ENA.

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6/7Alain Juppé, le service à la sauce landaise Le maire de Bordeaux, qui qualifie aujourd'hui le rétablissement du service militaire de "rêve d'octogénaire", a accompli ses classes à la caserne de Balard, à Paris, en 1969, avant de rejoindre la base aérienne d'Evreux (Eure) durant quatre mois, comme le raconte Dominique Lormier dans "Alain Juppé sans masque". Mais il parviendra à se rapprocher de sa famille et de ses Landes natales en terminant son service à Mont-de-Marsan.

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7/7Bruno Le Maire, le service de l'humour Le challenger de la primaire à droite, hostile à un service obligatoire, en a profité cet été pour évoquer son passage à la caserne de Montélimar. Alors qu'il démontait son Famas, une petite pièce de l'arme s'est envolée et s'est perdue dans la neige. Le sergent a lâché, furieux : "Le Maire, non seulement vous être grand, mais en plus, vous êtes con".

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