Goulard, Collomb, Delanoë, Idrac... Qui sont les favoris pour devenir ministres du gouvernement Philippe ?

FUTURS PUISSANTS - Alors que l'annonce de la composition du premier gouvernement d'Edouard Philippe a été repoussée à ce mercredi à 15 heures, les rumeurs sur le casting gouvernemental vont bon train. Des figures inconnues aux fidèles, en passant par les poids lourds du passé, panorama non exhaustif des prétendants aux portefeuilles ministériels.

Il l'avait annoncé dès la fin du mois de mars : "Emmanuel Macron promet qu'il n'y aura pas d'anciens ministres dans son gouvernement". Une consigne d'ordre général à laquelle le nouveau Président pourrait finalement se soustraire pour un ou deux noms ronflants. Mais le chef de l'Etat, qui a nommé Edouard Philippe Premier ministre lundi, a de toute façon une manière bien à lui de poser le débat : "Il n’en parle jamais, ne répond pas aux questions et n’a promis aucun poste, pas même à Ferrand ou à Bayrou", indiquait un proche à Paris Match fin mars. 


L'incertitude devrait donc persister jusqu'à l'annonce de la composition du gouvernement Philippe, ce mercredi à 15 heures. D'autant que, dans la matinée, l'entourage du Premier ministre faisait savoir à LCI que la composition était encore "en cours de  finalisation" avec "d'ultimes contrôles et vérifications". Les noms de certains hommes et de certaines femmes reviennent toutefois avec insistance dans les commentaires. Petit panorama non exhaustif des rumeurs les plus crédibles. 

François Bayrou

Ainsi le nom de François Bayrou est-il annoncé avec de plus en plus d'insistance, notamment dans Le Canard Enchaîné et Sud Ouest. Pas pour être Premier ministre, mais pour occuper le poste de ministre de la Justice, chargé d'un dossier très important pour Emmanuel Macron : la moralisation de la vie politique, thème défendu avec ardeur et constance par le maire de Pau. Las ! L'ancien ministre de l'Education nationale de François Mitterrand puis de Jacques Chirac, soutien du mois de février d'Emmanuel Macron, a tout de suite démenti auprès de nos confrères.

Anne-Marie Idrac

Cette Bretonne de 65 ans, ancienne patronne de la RATP, secrétaire d'État aux transports sous Chirac et secrétaire d'État au Commerce extérieur sous Sarkozy, est une proche de François Bayrou. Selon le Parisien, des proches d'Emmanuel Macron, bluffés par son parcours, ont soufflé son nom pour occuper un poste de ministre. Mais elle avait immédiatement balayé les soupçons en déclarant : "Ce n’est absolument pas le débat! Je peux faire pleins de choses. La priorité c’est de rassembler et éviter le chaos le 7 mai".

Sylvie Goulard

Autre candidate présentie pour un poste de ministre : Sylvie Goulard. Cette eurodéputée centriste est un soutien de première heure du nouveau président. Depuis son élection, elle multiplie ses visites sur les plateaux de télévision. Pouvant tenir aisément un discours en français, en anglais, en allemand et en italien, elle faisait partie en 2015/2016 des cent femmes les plus influentes pour le Financial Times.

Bertrand Delanoë

Le 4 mai dernier, Emmanuel Macron avait déclaré sur CNews que Bertrand Delanoë avait "vocation" à l'accompagner "dans les prochaines années" sur ce qu'il comptait faire s'il était élu. Un appel du pied ? L'ancien maire de Paris avait en tout cas appelé à voter pour lui six jours plus tôt, lors d'une interview sur RTL.

Thierry Breton

L'ancien ministre de l'Economie de Jacques Chirac, sous Jean-Pierre Raffarin, et ex-patron de France Télécom a voté Emmanuel Macron (et s'en est réclamé avant le premier tour). Il a été envoyé auprès d'Emmanuel Macron par le journaliste Jean-Michel Aphatie pour, paraît-il, négocier un poste de Premier ministre. Ce que ce dernier a démenti dans la journée.

Jean-Louis Borloo

Il se murmure que Jean-Louis Borloo pourrait être tout à fait à sa place au ministère des affaires Étrangères. Depuis trois ans, il parcourt le monde pour défendre un vaste projet d'électrification de l'Afrique à grande échelle. Une expérience qui pourrait le placer parmi les favoris. Dans l'entre-deux-tours, il avait annoncé dans le JDD être prêt à travailler avec Emmanuel Macron.

Jean-Yves Le Drian

Et si, pour lui, il n'y avait pas de passation de pouvoirs ? Depuis l'annonce de son ralliement, fin mars, auprès d'Emmanuel Macron, le taiseux ministre de la Défense, très apprécié sur sa droite, fait l'objet de rumeurs peu communes : et s'il réussissait l'exploit de garder son poste en dépit du changement de patron à l'Elysée ?

Nicole Notat

L'ancienne patronne de la CFDT et actuelle présidente de Vigeo-Eiris avait apporté son soutien à Emmanuel Macron quelques jour avant le premier tour de l'élection présidentielle. "J'appuie ainsi la démarche qu'il a engagée et les grands axes du projet qu'il porte. Ils correspondent aux défis européens, politiques, économiques, sociaux et écologiques que la France doit relever", déclarait-elle alors à l'AFP. Selon certaines rumeurs, son profil polyvalent pourrait séduire le tout nouveau président.

Gérard Collomb

A 70 ans et avec 92 ans de mandats cumulés à son actif, le maire de Lyon, sénateur depuis 1999, n'incarne pas précisément le renouveau. Mais il a pour lui d'avoir soutenu Emmanuel Macron depuis les débuts d'En Marche !, de coller en tous points à la vision sociale-libérale du Président, et de n'avoir jamais été ministre.

Christophe Itier

Homme à tout faire dans la puissante fédération socialiste du Nord, il était à la manoeuvre au moment de la campagne perdante de Pierre de Saintignon aux régionales de 2015 (il fut éliminé dès le premier tour, se désistant pour faire barrage au Front national). Selon La Voix du Nord, son profil de fidèle parmi les fidèles pourrait lui offrir un maroquin... en cas de victoire aux législatives.

Bruno Le Maire

Durant l'entre-deux-tours, le député de l'Eure et ancien ministre de l'Agriculture de Sarkozy n'a pas tardé à appeler à voter Emmanuel Macron. Transfuge de la droite, figure autoproclamée du renouveau, il en a profité pour dire qu'il n’aurait "aucune hésitation" à intégrer le gouvernement si les "Marcheurs" avaient besoin d'une force d'appoint pour faire une majorité. Les appels du pied n'ont pas cessé depuis et, si Bruno Le Maire est désormais menacé d'avoir un candidat LR contre lui aux législatives, rien ne dit que le mouvement d'Emmanuel Macron lui renvoie la politesse, lui accorde une investiture et encore moins un maroquin.

Richard Ferrand

Premier parlementaire à rejoindre En Marche !, il se dit que son manque de notoriété pourrait lui faire défaut pour accrocher Matignon, tout comme son ancrage à gauche. Mais intégrera-t-il le gouvernement ? La presse n'a de cesse d'en faire un futur personnage de premier plan, sans qu'on trouve vraiment de résonance sur ce sujet.

Audrey Bourolleau

Son nom revient sans cesse pour le poste de ministre de l'Agriculture. Audrey Bourolleau, jeune spécialiste du commerce des vins et référente agricole d'En Marche pendant la campagne, elle confiait cependant à La Nouvelle République en mars dernier : "Quand on veut faire de la politique autrement, on ne se pose pas ce genre de question".

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