Demande de levée de son immunité : une procédure "normale" pour Marine Le Pen, qui ne devrait pas être inquiétée avant plusieurs mois

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JUSTICE – Les juges d’instruction chargés de l’enquête sur les présumés emplois fictifs d’assistants parlementaires FN au Parlement européen ont transmis une demande de levée d’immunité parlementaire à l’encontre de Marine Le Pen. Une procédure "normale" selon la présidente du FN, qui ne devrait pas entraver sa campagne : elle devrait prendre plusieurs mois.

La justice française a demandé au Parlement européen la levée de l’immunité parlementaire de Marine Le Pen, selon une information d'Europe 1 et France Inter, confirmée à LCI. "Cette demande de main levée,  signée par les juges d'instruction, date du 29 mars", précise une source judiciaire. 


Cette requête des juges d’instruction en charge de l’enquête sur les présumés emplois fictifs d’assistants parlementaires a pour but d’auditionner la présidente du FN. La candidate à la présidentielle avait refusé le 10 mars de se rendre à une convocation des juges en vue d'une possible mise en examen dans cette affaire, invoquant son immunité.

Invitée de franceinfo ce vendredi matin, Marine Le Pen a jugé qu'il s'agissait d'une procédure "normale", "tout à fait classique" :

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La demande de levée de son immunité parlementaire est "la procédure normale" selon Marine Le Pen

Une procédure longue

Dans ce dossier, Marine Le Pen est soupçonnée d’avoir rémunéré sa collaboratrice Catherine Griset via des fonds européens alors que cette dernière travaillait essentiellement pour le Front national. Une demande  de levée d'immunité a également été émise à l’encontre d’une autre eurodéputée FN, Marie-Christine Boutonnet. 


A noter que cette procédure est particulièrement longue : entre 4 et 8 mois selon les cas pour la quinzaine de cas étudiés en 2016 par le Parlement européen. Concernant l'affaire des tweets de Marine Le Pen montrant des exactions de Daech , la procédure de levée de l'immunité parlementaire de la députée européenne, déposée en octobre 2016, avait ainsi mis près de 5 mois avant d'être acceptée en mars dernier par le Parlement européen. La présidente du FN ne devrait donc pas être inquiétée avant la présidentielle, et a priori pas non plus avant les législatives de juin.

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