Deux proches de Marine Le Pen en garde à vue : la présidente du FN dénonce des "cabales politiques"

CONTRE ATTAQUE - La présidente du FN, Marine Le Pen, a dénoncé ce mercredi des "cabales politiques" alors que son garde du corps et sa cheffe de cabinet ont été placés en garde à vue dans l'enquête sur des soupçons d'emplois fictifs des assistants du Front national au Parlement européen.

Le garde du corps et la directrice de cabinet de Marine Le Pen sont entendus depuis ce matin par la police judiciaire dans l'enquête sur les assistants parlementaires du Front national au Parlement européen. En déplacement dans un centre pénitentiaire en Seine-et-Marne, la présidente du FN a dénoncé ces auditions. 


"Ce qui est très étonnant, c'est qu'il y a un juge d'instruction nommé dans ce dossier. Pourquoi il est nécessaire de faire à nouveau une enquête, c'est parce que le dossier est vide ?", a-t-elle souligné.



Dans cette affaire, les enquêteurs se posent une question simple : le FN a-t-il mis en place un système pour que le Parlement européen prenne en charge, via des contrats d'assistants parlementaires, des salaires de cadres ou d'employés du mouvement en France.

Les Français savent exactement faire la différence entre les vraies affaires et les cabales politiquesMarine Le Pen

Interrogée sur sa dynamique électorale que n'entameraient pas les différentes affaires judiciaires visant son parti, elle a ironisé : "C'est triste ! (…) Mais c'est parce que les Français savent exactement faire la différence entre les vraies affaires et les cabales politiques. Ils le savent pertinemment, malgré tout ce que vous essayez de faire", a-t-elle répondu.


Thierry Légier, son garde du corps, et Catherine Griset, sa secrétaire, sont entendus sous le régime de la garde à vue ce mercredi par les policiers de l'Office anticorruption (Oclciff). Ces auditions ont lieu dans le cadre de l'enquête confiée par le parquet de Paris à des juges d'instruction depuis décembre.


En parallèle, le Parlement européen réclame à Marine Le Pen, élue dans ses rangs, un total de 339.946 euros de salaires qu'il considère indûment versés à Thierry Légier, en 2011, et à Catherine Griset, de 2010 à 2016, car ils n'auraient pas occupé les fonctions d'assistants pour lesquelles ils ont été payés sur des fonds publics européens.

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