Dis-moi pour qui tu votes, je te dirais quelle est ta vie sexuelle...

ÉLECTIONS EUROPÉENNES 2019
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AMOUR(S) - A l’approche du premier tour de l’élection présidentielle, le réseau social libertin Wyylde dévoile ce mercredi une étude Ifop sur l’influence des appétences politiques sur la vie de couple des Français. Voici ce qu’il faut en retenir.

Les appétences politiques des électeurs ont-elles un impact sur leurs pratiques sexuelles et leur vie de couple ? Pour répondre à cette question, le réseau social libertin Wyylde publie une étude Ifop (*) ce mercredi, à quatre jours du premier tour de l’élection présidentielle. 


Première constatation : l’homogamie politique est largement répandue au sein des couples. De fait, 75% des personnes en couple confient être du même bord politique que leur compagnon. A contrario, les couples dits "dissonants idéologiquement" (30% des répondants) sont surreprésentés chez les jeunes de moins de 25 ans (41%), les personnes en couple depuis moins d’un an (48% ) mais aussi dans le camps des électeurs du centre en général et du centre-droit (52% chez les sympathisants UDI/Modem).

54% des personnes du même bord "très satisfaites" sur le plan sentimental

L’homogamie politique se traduit aussi par ce chiffre : 84% des personnes dont le conjoint a l'intention de participer au scrutin et dont elles connaissent le vote déclarent qu'elles opteront pour le même candidat que leur moitié. Une proportion "en hausse constante depuis les élections législatives de 1978, année où cette elle oscillait autour de 55%", souligne l’étude.


A noter que 54% des personnes du même bord idéologique sont "très satisfaites" sur le plan sentimental. A l’inverse, les personnes d’un bord différent sont seulement 43% à être "très satisfaites" par leur vie de couple. En outre, l’étude indique que "le sentiment de satisfaction sur le plan sexuel est plus ferme chez les personnes votant pour le même candidat à l'élection présidentielle (‘45% de très satisfaites’) que chez celles votant pour un candidat différent (33% de ‘très satisfaites’)".

En vidéo

Quand Hugo Clément parle biffle avec les militants pro-Fillon

Les électrices de Marine Le Pen, adeptes de la culture porn

Mais quid, justement, des pratiques sexuelles des Français ? Sont-elles influencées par leurs orientations politiques ? Toujours selon cette enquête Ifop, l’électorat des candidats protestataires est celui qui apparait le plus féru d’expériences sexuelles rares ou transgressives. Ainsi, les électeurs d’extrême gauche sont ceux qui expérimentent le plus l’échangisme, le "plan à trois" et le coup d’un soir. L’échangisme est notamment "deux fois plus répandu que la moyenne (9%) chez les personnes d'extrême gauche (23%), comme si leur conception proudhonienne des questions de propriété pouvait favoriser l'échange de partenaires sexuels", avancent les enquêteurs. 


De leur côté, les électrices de Marine Le Pen apprécient tout particulièrement les pratiques issues de la culture porn comme la fessée ou l'éjaculation faciale. Elles sont en outre 23% à avoir déjà reçu une biffle (gifle avec un pénis, ndlr) au cours de leur existence, soit 4% de plus que la moyenne de la gent féminine. La raison ? Selon l’étude, ces électrices perçoivent "sans doute moins que les autres la violence symbolique et la posture de domination masculine qui peuvent être associées" à ces pratiques.

Les homosexuels plus nombreux chez Macron

Par ailleurs, les enquêteurs constatent que l'expérience de l'homosexualité chez les électeurs d'Emmanuel Macron est plus répandue que la moyenne (12% chez les hommes ayant déjà eu un rapport sexuel). Ils sont en effet 16% à avoir déjà eu une expérience homosexuelles, "soit deux fois plus que dans l'électorat Fillon (8%)". Un sur-vote qui peut s’expliquer par le fait que ce genre d'expérience est plus admise/répandue dans les catégories de la population les plus attirées par le candidat d'En Marche (comme les CSP+, revenus aisés, diplômés du supérieur, chef d'entreprise). 


(*) Étude Ifop pour Wyylde réalisée par questionnaire auto-administré en ligne du 24 au 30 mars 2017 auprès d'un échantillon de 4 000 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. 

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