Humour, autopromo, critique de Macron... Que nous révèle son compte Twitter sur notre nouveau Premier ministre ?

TIMELINE - Comme la plupart des politiques aujourd’hui, le nouveau Premier ministre Edouard Philippe a un compte Twitter. L’homme n’est pas pour autant un utilisateur compulsif du réseau social. Mais ses messages, et ce qu’il relaie, permettent néanmoins d’en apprendre un peu sur le personnage...

L’un de ses premiers tweet a été un retweet. Mais quel retweet. Une citation qui veut peut-être dire beaucoup du personnage. En 2014, Edouard Philippe, nouveau Premier ministre, cite du Woody Allen : "Pour toi, tout est nihilisme, cynisme, sarcasme, orgasme. En France, je serais élu avec un slogan pareil." 


Edouard Philippe s’est lancé sur la twittosphère en janvier 2013. Notre nouveau Premier ministre, maire du Havre, n’est pas un twittos compulsif, loin de là, même s’il s’y exprime assez régulièrement. Mais mettre le nez dans ses petits messages en 140 caractères permet d’avoir une idée du personnage. Contrairement à la plupart des politiques, l'homme n'affiche pas en photo de profil un portrait de lui, mais la couverture du roman poliique qu'il a écrit, Dans l'ombre. Titre révélateur, d'un homme discret, qui ne se met pas en avant ? Ou qui cherche plutôt à cultiver le mystère ? 


D’abord, Edouard Philippe aime sa ville. Beaucoup. Le député-maire livre une belle promo du Havre, de son ciel bleu, de son architecture particulière. Le Havre, vu du compte Twitter d’Edouard Philippe, c’est magnifique et le ciel est toujours bleu.  

Le tout laisse entrevoir un personnage relativement discret, ou qui, en tout cas ne livre qu'une façade assez lisse, faisant le minimum sur les réseaux : l'image d'un élu local, de son agenda, de ses activités, qui met en avant en les retweetant les initiatives ou personnalités locales, comme celles de Kids from Le Havre, groupe de jeunes chanteurs.

Le personnage laisse tout de même entrevoir un léger penchant pour le selfie...

Il y a, aussi, les inévitables rendez-vous de l’agenda auquel un élu ne peut se soustraire. Comme les vœux aux associations des anciens combattants du Havre, et les traditionnelles photos de rangs d’oignons... L’occasion de remarquer qu’Edouard Philippe est grand, très grand...

Ses références sont parfois mâtinées d’une pointe d’humour - ou des références musicales bien particulières. Comme cette allusion, en janvier 2013, à la chanson de Mickaël Youn citant la "puissance du port du Havre".

Humour toujours, quand il relaie les activités du cru. 

L’amateur de boxe semble également fervent supporteur du club de foot du Havre.

Et même là, il trouve moyen de faire de l’humour.

Ses tweets montrent aussi, en vrac, qu’il n’hésite pas à mouiller la chemise pour plonger dans le grand bain...

… qu’il est sans doute fan de Star Wars…

… Ou que c’est dur pour lui de se lever tôt le dimanche...

… Ou encore qu’il aime les citations de Maupassant, toujours en regard de l’actualité politique.

Le nouveau Premier ministre commente aussi, un petit peu, son activité à l’Assemblée. Là encore, il trouve moyen d’y glisser de temps en temps des références musicales... Chanson française, toujours.

Il retweete aussi des traits d’humour, allusions à peine voilées à ce qu’il pense.

Sinon, Edouard Philippe relaie aussi allègrement du Alain Juppé dans le texte, en fidèle soutien. Mais aussi son comparse LR Gilles Boyer, avec qui il a écrit son dernier roman "Dans l’ombre". C’est d’ailleurs une large partie des tweets  du maire du Havre : un peu d'autopromo de base, que ce soit ses passages dans les médias, ce qui a trait à ses livres, ou encore les chroniques qu’il a écrites dans Libération durant tout le temps de la campagne. 


C’est d’ailleurs le sujet de son dernier tweet, daté du 4 mai. Et le billet était consacré à Emmanuel Macron... et "l’étroit chemin" qu'il doit emprunter pour s’assurer de la réussite. "Il devra transgresser. Sortir du face-à-face ancien, culturel, institutionnalisé et confortable de l’opposition droite-gauche pour constituer une majorité d’un nouveau type. Son chemin sera étroit. Et risqué. On imagine mal le fameux 'système' se laisser faire", écrivait-il.

Sur Macron d’ailleurs, Edouard Philippe n’a pas toujours était tendre. En 2014, il se faisait ainsi un plaisir, de l’associer à la "finance ennemie".

Il en avait d’ailleurs fait le sujet d’une de ses chroniques dans Libération. "Macron qui quitte un gouvernement qu’il a marqué de son empreinte comme on franchit le Rubicon en déclamant Alea jacta est ! Macron, qui n’assume rien mais promet tout, avec la fougue d’un conquérant juvénile et le cynisme d’un vieux routier (si j’ose dire, s’agissant du promoteur des autocars)", disait-il de lui en janvier dernier, prudent encore.

Le député-maire n’hésite pas à piquer un chouïa les pratiques de ses collègues de l’Assemblée. 

A voir s'il gardera son sens de l'humour  dans les jours à venir... !

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