Elections européennes : comment est comptabilisé le temps de parole des candidats ?

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EN BREF - A un mois et demi du scrutin, la campagne des élections européennes amorce ce lundi une nouvelle phase qui prévoit, notamment en matière de temps de parole et d'antenne, des prescriptions particulières pour l'audiovisuel. Sensible notamment pour les candidats les moins connus, le sujet est strictement encadré par le CSA qui a précisé ses règles il y a quelques jours.

Cela peut s'avérer un sujet sensible, notamment pour les candidats les moins connus. A compter de ce lundi, le temps de parole et d'antenne relatif aux élections européennes est scruté à la loupe par le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel (CSA), qui a précisé les règles applicables pour cette dernière phase. Elle débute officiellement ce 15 avril, et court jusqu'au scrutin, donc pendant un peu plus d'un mois. 

Si le principe général qui s'applique est celui de l'équité entre les listes des candidats, deux décomptes parallèles coexisteront ces prochaines semaines : un décompte "pluralisme", courant du 1er avril au 30 juin, et ce décompte spécifique "européennes", du 15 avril au 24 mai, qui concerne tous les propos tenus dans le cadre strict de la campagne. Un propos n’étant comptabilisé qu’une fois, il reviendra aux services dédiés de chaque rédaction d'arbitrer en faveur de l’un ou de l’autre de ces décomptes. 

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Qu'induit l'équité ?

Le décompte spécifique aux "européennes", qui s'applique à compter de ce lundi, vaut donc comme son nom l'indique pour tous les propos liés à la campagne européenne. La règle ? L'équité entre les listes, en fonction de leur score aux élections européennes de 2014, leur score aux autres élections depuis, leur poids dans les sondages ainsi que leur contribution à l’animation de la campagne. 

Dans le détail (et dans l'ordre), les candidats des listes LREM-MoDem-Agir, Rassemblement national (RN), Les Républicains (LR), La France Insoumise (LFI), PS-PlacePublique, Europe Écologie Les Verts (EELV), Debout la France (DLF), mais aussi UDI, PCF, Generation.s, Patriotes, LO, UPR ou encore Jean Lassalle devront avoir la parole, d'ici le 24 mai, dans les médias télé et radios.

La garantie du "pluralisme"

Avant l'application de ce décompte propre aux élections européennes, un décompte "pluralisme" court déjà depuis le 1er avril et ce jusqu'au 30 juin. Il concerne pour sa part tous les sujets traités sur cette période mettant en jeu la parole des responsables politiques, sauf entre le 15 avril et le 24 mai, où le décompte "européennes" prend le relais sur les sujets spécifiques à la campagne. 

Le décompte "pluralisme" prévoit que le pouvoir exécutif (Présidence et gouvernement) bénéficie d’un tiers du temps de parole, tandis que les deux tiers restants reviennent à toutes les formations politiques, selon la règle de l’équité.

A noter que les propos ayant trait aux sujets "régaliens" tenus par Emmanuel Macron (international, sécurité, défense…) ne rentrent pas dans le tiers accordé à l’exécutif. D'autre part, rentrent dans ce cadre aussi bien les propos "politiques" du Président que ceux  du Premier Ministre et des Ministres ou encore des collaborateurs du Président quel que soit le thème. 

Quid des propos tenus par Emmanuel Macron ?

Après la récente polémique liée aux propos d'Emmanuel Macron, accusé par l’opposition de tirer la couverture médiatique à lui grâce à ses nombreuses prises de paroles lors du Grand débat national, le gendarme de l'audiovisuel a rappelé que les propos du Président, du Premier ministre et des ministres seront comptés pour la liste LaRem s’ils expriment un soutien.

Pour rappel, ces décomptes valent à l’échelle de la France entière, quelle que soit la région et le département (de Métropole ou d'Outre-Mer).

A savoir, enfin : tout soutien exprimé à une liste par un citoyen ou une personnalité lors d'un micro-trottoir est compté sur le temps de parole de la liste concerné. 

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