Elections municipales à Marseille : comment ça marche ?

Elections municipales à Marseille : comment ça marche ?

ÉLECTIONS LÉGISLATIVES 2017
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MUNICIPALES – A l’instar de Paris et Lyon, les élections municipales à Marseille ne se font pas sur une seule circonscription mais sur un ensemble de secteurs. Une subtilité importante en termes de stratégie de campagne.

Sortez vos calculettes ! À l’instar de Paris et Lyon , les élections municipales à Marseille diffèrent des autres villes de France. Ici pas de vote global pour tel ou tel candidat, mais un scrutin dans les huit secteurs de la cité phocéenne. Petite subtilité et pas des moindres : chacun , selon sa taille, envoie un certain nombre d’élus au conseil municipal. Le 1er secteur en a 11, le 2ème en a 8, le 3ème en a 11, etc. Au total, il y en a 101. À eux ensuite d’élire le maire de Marseille.

"Ce qui compte, ce n’est pas le nombre de voix pour gagner l’élection, mais le nombre de conseillers municipaux", résume le professeur de droit constitutionnel à l’université d’Aix-Marseille, Richard Ghévontian. Le candidat qui en a plus dispose alors de la majorité pour être le maire. Une majorité rarement écrasante. En 2008, l’UMP Jean-Claude Gaudin gagne par exemple l’élection mais n’obtient que  51 sièges contre 49 pour la Gauche et 1 pour le Front national .

La chasse aux secteurs clés

Politiquement, la différence entre les secteurs est assez nette. Au Nord, le rose du PS domine. Au Sud, le bleu de l’UMP l’emporte généralement. Le basculement se fait donc sur un secteur clé rebaptisé "swing sector". En 2008, le 3ème, soit les 4ème et 5ème arrondissements , avait permis l’élection du maire sortant. Cette année, il reste toujours indécis, tout comme le 6ème en raison de la dissidence de Robert Assante à l’UMP.

"Chaque candidat met donc le paquet pour remporter ces arrondissements, commente Richard Ghévontian. Mais attention à ne pas perdre un secteur que l’on pensait avoir acquis", poursuit-il en ciblant en priorité le 7ème secteur, situé dans les 13ème et 14ème arrondissements. "Le Front national pourrait jouer les troubles fêtes", analyse le politologue. D’autant qu’avec 16 conseillers municipaux, ce secteur est celui qui envoie le plus d’élus à la mairie de Marseille.

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