Elections régionales 2015 : ce qu'il faut retenir au soir du premier tour

ÉLECTIONS EUROPÉENNES 2019
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BILAN - Le Front national a confirmé dimanche le succès sans précédent qui s'annonçait depuis plusieurs semaines au premier tour des élections régionales. Abstention, "barrage républicain", stratégie de la droite, voici les premières leçon à retenir au soir du premier tour.

 Le FN, "premier parti de France" ?
Un raz-de-marée conforme aux prévisions. Le Front national a pris le leadership dans 6 régions sur 13 , et était à deux doigts de mener dans une 7e région (Normandie). Le score exceptionnel de Marine Le Pen dans le Nord-Pas-de-Calais-Picardie (40,6 %) et de Marion Maréchal-Le Pen en Paca (41,2 %) met les deux candidates en situation de l'emporter dimanche prochain face à la droite, et malgré le désistement des listes PS dans ces régions. En Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine, Florian Philippot (36 %) est également en situation de force. Au niveau national, le FN avoisine les 30 % des suffrages exprimés. Ce qui fait dire, à nouveau, à Marine Le Pen, qu'il est aujourd'hui le "premier parti de France".

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► Le règne de l'abstention
Le premier parti de France pourrait également s'appeler l'abstention. Malgré un net recul de celle-ci par rapport aux régionales de 2010, près d'un Français sur deux (49,5 à 49,8 %) n'est pas allé voter dimanche. En Seine-Saint-Denis, la participation n'était que de 28,4 %, un record national. A l'inverse, la Corse a compté la plus grosse participation (52,59 %). Dans les régions où le FN est en passe de l'emporter, la participation a été nettement plus forte qu'en 2010.

Un "front républicain" à géométrie variable
Dans un discours fort, le patron du PS, Jean-Christophe Cambadélis, l'a annoncé sans ambiguïté peu après les résultats du premier tour. Les candidats socialistes en Paca et dans le Nord-Pas-de-Calais, donc les scores sont particulièrement bas, retireront leurs listes au profit de la droite. Ce "barrage républicain" pourrait également s'appliquer en Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine. En revanche, pas question d'un renvoi d'ascenseur de la droite. Nicolas Sarkozy, le patron des Républicains, a assuré qu'il n'y aurait "ni retrait, ni fusion" au profit de la gauche. En Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, le candidat de la droite, Dominique Reynié, va donc se maintenir, quitte à mettre en difficulté la socialiste Carole Delga. Celle-ci pourra toutefois s'appuyer sur les autres listes de gauche.

 Le silence de Manuel Valls
Le Premier ministre, qui s'est souvent exprimé sur le scrutin des régionales, était le grand absent de cette soirée électorale. Lui qui appelait, depuis plusieurs semaines, à faire barrage au FN quitte à retirer des listes entre les deux tours , n'a pas commenté les scores de dimanche soir. Selon son entourage, Manuel Valls a toutefois estimé que "le PS résiste". Il s'en est également pris à "la grande irresponsabilité" de la droite et tout particulièrement de Nicolas Sarkozy, qui a refusé dimanche d'envisager le retrait de listes au profit de la gauche. Il sera l'invité du 20 heures de TF1, lundi soir.

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