"Elysée 2017" : Macron "candidat de l'oligarchie", critiques sur Merkel, immigration... Ce qu'il faut retenir du grand oral de Marine Le Pen sur TF1

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Le second tour de l'élection présidentielle 2017

ELYSEE 2017 – La candidate du Front national était l'invitée ce mardi soir sur TF1, à douze jours du 2e tour de l'élection présidentielle. Au programme : sa volonté de négocier avec l'Union Européenne, sa politique migratoire et le chômage des jeunes. Mais aussi ses (nombreuses) différences avec Emmanuel Macron.

Un grand oral pour Marine Le Pen. A douze jours du 2e tour de l'élection présidentielle, la candidate du FN est venue défendre sur TF1 son projet, sans oublier d'égratigner Emmanuel Macron, son rival le 7 mai prochain et à qui elle prête "une vision désincarnée" de la France. Que faut-il retenir de l'heure passée sur le plateau ? 

L'Union européenne

"Je me sens européenne ; française bien sûr d'abord, mais européenne", a assuré la candidate, résoluement eurosceptique.  Elle n'a donc pas manqué l'occasion de tacler l'UE et la monnaie unique : "Tous les Français ont vu l'explosion des prix au moment du passage à l'euro. Ce dernier a été un boulet, tout le monde l'admet à part l'oligarchie. Cela a ruiné notre compétitivité." La compétitivité, Marine Le Pen veut la reconquérir en renégociant les accords européens : "Je voudrais des accords entres les nations, librement consentis." C'est pourquoi elle a assuré qu'elle "allait entrer en négociation", elle qui estime que l'UE s'est "radicalisée." A l'issue de ces négociations, l'étape suivante consisterait en un référendum qu'elle soumettrait aux Français... et dont elle respecterait l'issue. "Je me tournerai vers eux et je prends l'engagement fondamental de respecter leur décision."

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Marine Le Pen : "Je ne suis pas une adversaire de l'Europe"

Ce qu'elle pense d'Emmanuel Macron

Marine Le Pen a longuement appuyé sur ses divergences avec son rival. "Mon adversaire a une vision désincarnée. Il est le candidat de l'oligarchie, je suis la candidate du peuple." Et de taxer l'ancien ministre de l'Economie d'être le candidat de la mondialisation. Et Marine Le Pen d'en remettre une couche : "On voit ce qui se dessine derrière Emmanuel Macron : un monde marchand, dans lequel tout peux s'acheter et se vendre. Ce n'est pas ma conception de la France."

Selon la candidate frontiste, son alterego d'EM! serait par ailleurs "entre les mains" de l'Union des organisations islamiques de France (UOIF). M. Macron est-il "entre les mains" de l'UOIF ? "Clairement. Entre les mains, oui", a-t-elle répondu.

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Des précisions sur sa politique migratoire

"Je crois que le nombre d'immigrés en France est l'un des secrets les mieux gardés de notre République", a estimé Marine Le Pen. "Nous faisons venir des étrangers, 200.000 par an, pour remplir quels emplois ? Pour les loger où ? Je pense que c'est une politique insensée." C'est pourquoi elle veut instaurer, en cas d'élection, "un moratoire sur les visas de longue durée." Et d'avancer un chiffre : "Le solde migratoire doit être de 10.000 personnes par an."

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De l'optimisme en vue des législatives

Aura-t-elle une majorité absolue à l'Assemblée au lendemain de l'élection présidentielle  en cas de victoire ? "Je n'ai aucun doute", a répondu la candidate.

Angela Merkel, non merci

Marine Le Pen le concède, elle ne sait pas quel dirigeant étranger elle appelerait en premier si elle était élue présidente de la République . Seule certitude : ce ne sera pas Angela Merkel. "Nos dirigeants passent leur vie à aller voir Madame Merkel pour obtenir l'onction" et contre laquelle elle n'a rien "sauf quand elle fait venir 1.5 million de migrants dont elle perd 500.000". Le premier coup de fil  qu'elle passera, en revanche, elle sait à qui elle le passerait : il serait pour sa mère, Pierrette.

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Marine Le Pen : "Nos dirigeants passent leur vie à aller voir Madame Merkel"

Sa vie politique continue en cas de défaite

Que fera-t-elle en cas de défaite au soir du 7 mai ? Marine Le Pen n'a pas éludé la question, indiquant "qu’elle n’abandonnera pas le combat politique". La candidate du Front National, qui s'est par ailleurs mise en congé de la présidence du FN, devra  mener la bataille des législatives. 

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