Emmanuel Macron ne veut plus que le Qatar soit favorisé en France

Élections Européennes 2019

Toute L'info sur

Emmanuel Macron dans la course à l'Elysée

DISTANCE - S’il s’installait à l’Elysée, Emmanuel Macron a promis d’arrêter les accords qui favorisent les investissements du Qatar en France. Il a affirmé qu’il serait très exigeant avec ce pays et l’Arabie Saoudite concernant leurs liens avec le terrorisme.

"Les accords qui favorisent en France le Qatar", Emmanuel Macron n’en veut plus. Le candidat d’En Marche ! a affirmé sur BFMTV dimanche qu’en cas de victoire à la présidentielle, il mettrait fin aux facilités dont profite l’émirat pour investir dans l’Hexagone. "Je pense qu’il y a eu beaucoup de complaisance, durant le quinquennat de Nicolas Sarkozy en particulier", a-t-il avancé.

L’ancien président est souvent pointé du doigt pour sa proximité avec le Qatar, dont l’émir avait notamment payé le montant de la rançon demandée par la Libye pour la libération des infirmières bulgares en 2007. En 2009, une exonération fiscale des plus-values immobilières réalisées par le pays sur ses biens possédés en France avait été adoptée par le Parlement. La famille de l’émir ainsi qu’un fonds d’investissement qatari avaient auparavant investi dans plusieurs hôtels de la capitale. 

Lire aussi

Une transparence concernant le financement du terrorisme

Emmanuel Macron souhaite donc que le Qatar ne bénéficie plus de ces facilités d’investissements, en partie pour les soupçons de financement qui lient le pays du golfe Persique au terrorisme. "J’aurai beaucoup d’exigence à l’égard du Qatar et de l’Arabie Saoudite, en termes de politique internationale et pour avoir une nouvelle transparence quant au rôle qu’ils exercent dans le financement ou dans les actions qu’ils peuvent conduire à l’égard de groupements terroristes qui sont nos ennemis", a-t-il expliqué. 

Voir aussi

En vidéo

Qatar, Arabie Saoudite : Le double jeu

"Parfois, ce qu’on nous oppose, c’est que ce sont des financements privés, et pas du régime, mais je demanderai aux régimes en place de nous garantir justement de stopper ces financements", a précisé le candidat.

Lire et commenter