Emmanuel Macron qualifie la colonisation française de "crime contre l'humanité" : la classe politique s'insurge... et l'intéressé calme le jeu

Emmanuel Macron qualifie la colonisation française de "crime contre l'humanité" : la classe politique s'insurge... et l'intéressé calme le jeu
Élections Municipales 2020

DIVISION - Plusieurs responsables de droite et du Front national ont fait part mercredi de leur émoi et de leur "honte" après que le candidat à la présidentielle a qualifié la colonisation française de "crime contre l'humanité" lors d'une interview en Algérie. Sur Twitter, il a tenté de désamorcer.

Plusieurs responsables de droite et du Front national ont fait part mercredi de leur émoi et de leur "honte" après que le candidat à la présidentielle Emmanuel Macron a qualifié la colonisation française de "crime contre l'humanité" lors d'une interview en Algérie. Dans une interview à la chaîne privée algérienne Echourouk News lors de son voyage en Algérie en début de semaine, l'ancien ministre de l'Economie avait qualifié la colonisation de "crime", de "crime contre l'humanité" et de "vraie barbarie".

"La colonisation fait partie de l’histoire française. C’est un crime, c'est un crime contre l’humanité, c'est une vraie barbarie et ça fait partie de ce passé que nous devons regarder en face en présentant aussi nos excuses à l'égard de celles et ceux envers lesquels nous avons commis ces gestes", a-t-il déclaré, tout en affirmant ne pas vouloir "balayer tout ce passé".

A droite, les réactions sont vives

Plusieurs responsables politiques Les Républicains mais surtout du FN ont vivement réagi au lendemain de la mise en ligne de cette interview. "Honte à EmmanuelMacron qui insulte la France à l'étranger: 'la colonisation de la France était un crime contre l'humanité'", a tweeté le député LR Gérald Darmanin, un proche de l'ancien président Sarkozy.

"Opposer les Français, ressortir ces histoires pour diviser, pour remobiliser, je vois bien les soucis électoraux qu'il y a derrière tout ça. Ce n'est pas digne d'un chef d'Etat d'aller agiter des cicatrices qui sont encore très douloureuses", a lancé Jean-Pierre Raffarin sur BFM TV. 

... Et du côté du FN aussi

"Macron, le candidat des élites, des banques, des médias et... de la repentance", a fustigé la députée FN Marion Maréchal-Le Pen, également sur Twitter. "Non content de vouloir la dissoudre dans le grand bain mondialiste, Macron dénigre la France à l'étranger. Et il aspire à la présider ?", a réagi le sénateur frontiste David Rachline. Quant au trésorier du FN Wallerand de Saint Just, il a accusé M. Macron de "tirer dans le dos de la France" depuis l'Algérie, ancienne colonie et même département français devenue indépendante en 1962.

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Au lendemain de son entretien à Echourouk News, il a répondu aux critiques via Twitter, expliquant qu'il n'est "ni dans la culpabilisation ni dans la dramatisation". Et de faire savoir qu'il était "le 1er responsable politique français à avoir parlé en Algérie à la fois des pieds-noirs, des harkis et de tous les Algériens". 

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