Emploi, loi Travail, croissance... François Hollande défend mordicus les choix de son quinquennat

BILAN - Devant les chefs d'entreprises et les syndicats, mardi matin, François Hollande a saisi l'occasion de ses derniers vœux présidentiels pour défendre les options critiquées de son mandat, du chômage à la loi Travail. "Les résultats arrivent", assure le chef de l'Etat, qui livre au passage quelques conseils à ses successeurs.

François Hollande poursuit sa croisade pour réhabiliter le bilan de son quinquennat. Mardi matin, le chef de l'Etat a profité de ses ultimes vœux aux acteurs de l'entreprise et de l'emploi pour défendre les choix passés et esquisser quelques pistes pour celui qui lui succédera à l'Elysée. 


"Les résultats arrivent", a-t-il assuré. "Plus tard que prévu, mais le nombre de chômeurs baisse, l'emploi a repris sa dynamique." Le président de la République y voit le fruit de sa politique, tout en reconnaissant que la conjoncture y joue un rôle prépondérant : 

Ces résultats sont d'abord dus à la croissance, mais la politique active de l'emploi l'a enrichiFrançois Hollande

A l'appui de son argumentaire, François Hollande rappelle la mise en œuvre de son plan "embauche PME" qui a bénéficié à 100.000 personnes, ainsi que le plan "500.000 formations" en direction des chômeurs, qui était "une obligation morale et économique", et qui devra, estime-t-il, "être amplifié", "c'est le grand enjeu des prochaines années". 

La loi Travail en exemple

François Hollande s'est également félicité du bilan des "440.000 emplois aidés" de son quinquennat, ainsi que de la hausse du nombre de jeunes en apprentissage, +3% en 2015 et +2% en 2016. En outre, selon le chef de l'Etat, les "baisses d'impôts" de la fin du quinquennat et la prime d'activité "ont pu jouer leur rôle" dans la hausse du pouvoir d'achat "de 2% l'an dernier". 


Surtout, celui qui quittera l'Elysée dans quatre mois a cité en exemple la loi Travail, tant décriée à gauche et à l'origine de nombreuses manifestations au printemps 2016. Pour lui, cette loi a permis notamment d'instaurer la possibilité d'une négociation d'entreprise sur le temps travail, dans le cadre légal des 35 heures, ou encore de mettre en place le "compte personnel d'activité".

Plaidoyer pour le dialogue social

Saluant les "30.000 accords de branche ou d'entreprise" passés chaque année, François Hollande a cependant estimé, devant les acteurs du monde du travail, que "l'élan contractuel a perdu de sa vigueur". L'occasion de dépeindre l'Etat en médiateur dont le rôle est de "protéger les citoyens" tout en tenant compte de "l'indispensable" création de richesses par les entreprises. 


"Le dialogue social est une condition de la réussite", a-t-il assuré. "Encore faut-il qu'il soit fructueux et équilibré", a conclu François Hollande, visant sans le nommer les propositions du candidat de la droite, François Fillon, et les conséquences sociales qu'elles auraient selon lui. "Le risque, c'est que face à une brutalité, il y ait une autre brutalité."

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