Menaces d'attentat "imminent" : l'un des deux suspects interpellés "cherchait à entrer en contact" avec Daech

Élections Européennes 2019

SÉCURITÉ - Deux suspects ont été arrêtés mardi matin par le RAID, soupçonnés d'avoir projeté une attaque terroriste "imminente" contre des cibles encore floues, potentiellement liées à la campagne présidentielle. Le procureur de Paris François Molins a tenu une conférence de presse en fin de journée.

Une campagne présidentielle sous très haute surveillance. Selon les informations recueillies par TF1, deux hommes ont été arrêtés mardi matin vers 11 heures à Marseille par les hommes du Raid, dans le cadre d'une enquête de la DGSI (renseignement intérieur). Ils sont soupçonnés d'avoir projeté un attentat lors d'un meeting à venir dans le cadre de la campagne présidentielle. Lors d'un point presse, le ministre de l'Intérieur Matthias Fekl a précisé que "les suspects avaient l'intention de commettre dans les tous prochains jours un attentat sur le sol français", sous la forme d'une "action violente".

Les deux hommes arrêtés sont deux Français de 24 et 30 ans, considérés comme très radicalisés. Les deux suspects étaient activement recherchés depuis une dizaine de jours. Des fiches de recherche avaient été émises à titre exceptionnel ces derniers jours à tous les services de police français par la DGSI et le parquet anti-terroriste de Paris. Une perquisition de leur domicile était en cours ce mardi. Une arme de poing, un fusil mitrailleur et des produits chimiques servant sans doute à préparer du TATP, un explosif, ont déjà été découverts. Matthias Fekl a précisé que "des opérations de déminage" se poursuivaient mardi en milieu de journée. 

Sécurité renforcée

Cette annonce fait suite à des informations du JDD, selon lesquelles des notes de la DGSI ont été adressées aux équipes de campagne des principaux candidats. L'hebdomadaire avait notamment relaté "une menace visant François Fillon", citant un proche de ce dernier. 

Pour surveiller les 67.000 bureaux de vote ouverts lors des premier et deuxième tour de la présidentielle, les autorités ont prévu de mobiliser 50.000 gendarmes et policiers. A ces effectifs s'ajoutent les militaires engagés dans l'opération Sentinelle. Le ministère de l'Intérieur a en outre adressé une circulaire aux préfectures encadrant les mesures de préventions et les dispositifs à mettre en oeuvre en cas de péril. 

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