EN DIRECT - Européennes J-7 : suivez le Grand jury avec Manon Aubry

ÉLECTIONS EUROPÉENNES 2019
CAMPAGNE - Du 23 au 26 mai 2019, les électeurs des 27 Etats-membres de l'Union européenne (ou 28, si le Royaume-Uni se décide à y participer malgré le Brexit) doivent se rendre aux urnes pour élire leurs représentants au Parlement européen. Suivez les dernières infos sur cette campagne à plusieurs enjeux sur LCI.fr.
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AUBRY


"Nous sommes le seul rempart à l'extrême-droite", a assuré Manon Aubry, dans  le Grand Jury RTL, RTL, Le Figaro, LCI, ce dimanche. "Mon engagement est né de la lutte contre l'extrême droite. Nous sommes les seuls sur le terrain à nous battre pied à pied contre l'extrême droite, à dénoncer aujourd'hui les convergences qui existent entre La République en Marche et l'extrême droite."

AUBRY


Interrogée au sujet des sondages, qui crédite sa liste de 10% des intentions de vote dans un baromètre paru le 18 mai réalisé par Harris Interactive et l'agence Epoka, Manon Aubry s'est défendue dans le Grand Jury RTL, RTL, Le Figaro, LCI, ce dimanche. "On verra les résultats dans les urnes le 26 mai prochain. Il y a plutôt une dynamique positive pour la France Insoumise ces derniers jours, a-t-elle estimé. (...) On gagne des points dans les sondages."


"Aujourd’hui, le seul mouvement  politique dont les revendications, dont le projet fait écho aux demandes des Gilets jaunes, c’est la France Insoumise, a-t-elle assuré. Que ce soit en matière de partage des richesses, de justice fiscale et démocratique."

AUBRY


Manon Aubry, tête de liste La France Insoumise aux élections européennes, a estimé ce dimanche dans le Grand Jury RTL, Le Figaro, LCI que le mouvement des Gilets jaunes n’est pas prêt de s’arrêter. "Je crois que ce qu'il s’est passé dans les rues ces dernières 27 semaines ne s’arrêtera pas. Ca prendra d’autres formes, peut-être car les gens sont fatigués, crevés." 


Elle a ajouté : "L’enjeu, c’est que les gens aillent se mobiliser."

BELLAMY


François-Xavier Bellamy, tête de liste LR aux élections européennes, a estimé ce dimanche dans le Grand Jury RTL, Le Figaro, LCI qu'un salaire minimum européen "c'est la fausse bonne idée à l'état pur" rappelant que "d'abord la plupart des pays européens ont déjà un salaire minimum" et estimant que "cette proposition n'aurait aucun effet concret".


Selon lui, "la vraie question c'est d'obtenir une vraie révision des travailleurs détachés."

BELLAMY


"Emmanuel Macron est heureux d’affronter Marine Le Pen, elle est sa seule chance d’être réélu", a estimé François-Xavier Bellamy ce dimanche dans le Grand Jury RTL, Le Figaro, LCI. "Monsieur Macron rentre dans cette campagne en disant 'je suis contre Madame Le Pen', Madame Le Pen en disant 'je suis contre Monsieur Macron' et bien nous nous disons 'nous voulons nous attaquer aux problèmes des Français'."


Et de poursuivre : "Je n'ai aucun problème avec le fait que le Président de la République s'implique dans ce débat mais je souhaiterais qu'il assume une vision plutôt que de nous expliquer avec des trémolos dans la voix en jouant sur une inquiétude artificielle que Marine Le Pen est le grand danger de la France".

BELLAMY


"Le danger pour la France, c'est pas la victoire du Rassemblement national", a estimé ce dimanche François-Xavier Bellamy, tête de liste LR aux élections européennes,  ce dimanche dans le Grand Jury RTL, Le Figaro, LCI. "C'est tout ce qui cause le succès du RN, c'est la crise économique, le chômage de masse, le désespoir dans lequel beaucoup de Francais sont en train de s’abîmer, l’immigration massive que nous ne savons pas maîtriser...", a-t-il poursuivi.


Et de conclure : "je ne crois pas que le RN apporte des solutions, il prospère sur la colère mais s'attaquer au Front national n'a jamais fait baiser  Front national."

BELLAMY


"Que de temps perdu" a estimé ce dimanche François-Xavier Bellamy, tête de liste LR aux élections européennes,  ce dimanche dans le Grand Jury RTL, Le Figaro, LCI, alors qu'Édouard Philippe s'est dit prêt à laisser aux présidents de conseils départementaux la capacité de déroger aux 80 km/h sur les routes secondaires.


Et de poursuivre : "Aujourd'hui, il faut qu'on puisse revenir à la raison, je crois que ce qui compte c'est qu'on puisse garantir aux Français qu'on ne va pas sans cesse multiplier des règles."

BELLAMY


"Mon sentiment profond c'est que nous ne devons pas ouvrir la PMA aux femmes seules ou aux couples de femmes" a estimé François-Xavier Bellamy, tête de liste LR aux élections européennes,  ce dimanche dans le Grand Jury RTL, Le Figaro, LCI. 


Et de poursuivre : "pour une raison simple c’est que la procréation médicalement assistée est aujourd'hui un acte thérapeutique qui vise à remédier à l'infertilité d'un couple qui ne peut pas avoir d'enfant pour des raisons médicales".

LE GRAND JURY 


François-Xavier Bellamy, tête de liste LR aux élections européennes, est l'invité du Grand Jury RTL, Le Figaro, LCI ce dimanche, de 12h à 12h30. Manon Aubry, pour la France Insoumise, le relayera sur plateau de 12h30 à 13h.

CORMAND


"Nous les écolos, ce qu'on a essayé de raconter dans cette campagne c’est que non seulement les forces au Parlement européen vont bouger mais aussi au sein de ces grandes familles politiques il y a des dissensions, très importantes, plus importantes qu'il n'y en a jamais eu", a encore expliqué David Cormand, secrétaire national EELV et candidat aux européennes, ce dimanche sur LCI.

CORMAND 


David Cormand, secrétaire national EELV et candidat aux européennes, a estimé ce dimanche sur le plateau de LCI qu'"à l'issue des présidentielles de 2017, il y a un nouveau paysage politique qui s'est installé en France. " 


Et de détailler : "c'est ce que j’appelle un triangle des Bermudes entre Emmanuel Macron, le populisme d’extrême droite de Marine Le Pen et le populisme de gauche de la FI." Or selon lui, "ces trois forces politiques ont un intérêt objectif à maintenir ce paysage politique le plus longtemps possible."

COHN-BENDIT


"L'extrême droite est le cheval de Troie à plusieurs têtes de Poutine en Europe", a affirmé ce dimanche l'ancien dirigeant écologiste Daniel Cohn-Bendit, soutien de la liste LREM-MoDem lors d'une session Facebook Live organisée par la liste Renaissance. Il réagissait au scandale qui a provoqué la chute de la coalition entre la droite et l'extrême droite en Autriche.

CHRONIQUE 


Ce dimanche, Olivier Mazerolle dans sa chronique "L'édito", revient sur la vidéo embarrassante pour les alliés autrichiens de Marine Le Pen, expliquant que cette dernière "vit une grande euphorie qui cache l'arrivée d'un lourd nuage noir".

CANFIN


Toujours selon Pascal Canfin, invité dimanche du Grand Rendez-Vous d'Europe 1 avec CNews et Les Échos, il existe une "nouvelle Internationale d'extrême droite" qui va de Trump à Poutine.


Évoquant l'incursion dans la campagne électorale de Steve Bannon, ancien stratège de Donald Trump, à Paris pour soutenir Marine Le Pen, il a estimé que "le message qui est passé, c'est qu'on est face à une nouvelle Internationale d'extrême droite, avec un objectif majeur : détruire l'Europe".

CANFIN


Pascal Canfin, candidat LREM en deuxième position derrière Nathalie Loiseau pour les européennes, a regrétté que "depuis cinq ans, l'influence de la France a considérablement diminué" au Parlement européen.

LE MAIRE


"Nous sommes tous responsables du score du 26 mai", a déclaré ce dimanche Bruno Le Maire au micro de LCI. Et d'insister : "Donc je veux convaincre les électeurs de se déplacer le 26 mai, chacun au gouvernement porte une responsabilité dans les résultats du 26 mai".

MARION MARÉCHAL 


Alors que Marine Le Pen a fait le déplacement à Milan ce samedi , où étaient réunis une douzaine de formations souverainistes et identitaires d'Europe, à l'invitation du chef de la Ligue Matteo Salvini, cette dernière n'est pas la seule Le Pen attirée par la Botte ces derniers temps, nous rappelle Le Parisien-Aujourd'hui en France. 


Sa nièce, Marion Maréchal, est elle aussi en campagne... aux côtés de son compagnon, Vicenzo Sofo, candidat de La Ligue aux européennes, qu'elle accompagnait notamment à un meeting à Naples mardi dernier. "L'Europe que l'on aime", écrivait-elle le 29 avril dernier en légende d'un selfie d'elle aux côtés de Vicenzo Sofo et du ministre de l'Intérieur italien, souligne le quotidien.

DÉBAT INTERACTIF


A une semaine du scrutin, La République en marche organise ce dimanche un débat baptisé "12 heures pour choisir" qui regroupe des représentants de la liste de la majorité ainsi que de nombreux ministres. Il est diffusé dès à présent, en Facebook live et se poursuivra jusqu'à 20 heures, "comme les horaires des bureaux de vote".

UNITÉ COMPLIQUÉE 


A une semaine du scrutin, les partis nationalistes ont voulu donner coup d'accélérateur à la campagne en se retrouvant à Milan. Si Marine Le Pen a répondu à cette invitation lancée par l'Italien Matteo Salvini, la photo de famille tant souhaitée était loin d'être complète. Derrière la démonstration de force milanaise, des divergences donc... 

LE MAIRE


Toujours au JDD, Bruno Le Maire confie regretter le "très mauvais procès" fait à Nathalie Loiseau. Et d'ajouter : "Elle saura bien mieux défendre nos intérêts au Parlement européen que certains candidats qui sont très bons pour animer les plateaux télé mais qui ne défendront pas les intérêts du pays une fois élus."


Alors qu'Emmanuel Macron a laissé entendre en Conseil des ministres qu'il y aurait un remaniement en cas de défaite, le ministre de l'Economie et des Finances a expliqué que "c'est pour cela qu'(il s') engage autant dans cette campagne", précisant : "nous serons tous collectivement comptables du résultat du 26 mai."

LE MAIRE 


Dans une interview au JDD, le ministre de l'Economie et des Finances, Bruno Le Maire, déplore "l'indifférence qui entoure les élections européennes" alors que selon lui, "pour la première fois de notre histoire le projet européen peut se disloquer".


Il souhaite que "tous ceux qui croient en notre politique se mobilisent"parce que, explique-t-il "cette élection doit aussi nous permettre de redonner un élan à la politique du gouvernement".

Urgent

François Hollande appelle à voter pour la "liste socialiste".

RASSEMBLEMENT NATIONAL


Marine Le Pen a participé ce samedi après-midi à un meeting sur la place du Duomo à Milan avec une douzaine d'alliés nationalistes, à l'invitation du ministre de l'Intérieur italien Matteo Salvini. "Nous disons "non" à cette immigration qui submerge nos pays et qui met en danger la sécurité de nos peuples, nos comptes sociaux et nos valeurs de civilisation", a-t-elle lancé devant des milliers de personnes, en invoquant une Europe "plurimillénaire", "fille d'Athènes et de Rome, de la chrétienté et des Lumières".

SONDAGE


 Après avoir fait la course en tête pendant plusieurs semaines, la liste de Nathalie Loiseau (LaREM) est désormais devancée par celle de Jordan Bardella (RN).

EXCLUSIF - Baromètre des européennes : l'écart se creuse entre la liste Rassemblement national et celle de LaRem

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"UN MOMENT HISTORIQUE"


"Vous pourrez dire à vos enfants, j'y étais", a déclaré Marine Le Pen au public présent à Milan au rassemblement de plusieurs listes souverainistes pour les élections européennes. "Nous ne voulons plus de cette oligarchie sans repère et sans âme"a encore expliqué Marine Le Pen, évoquant dans ce rassemblement "l"acte fondateur de la révolution pacifiste en marche." 

REPLAY


Notre envoyé spécial, Noé Gandillot, qui a assisté à la conférence de presse de Marine Le Pen, vous résume ses déclarations. 

REPLAY


La présidente du parti d'extrême droite répond aux questions sur l'alliance des partis nationalistes. 

Info tf1/lci

"BARDELLA PARLERA CET APRES-MIDI"


Thierry Mariani, candidat RN aux Européennes, répond aux questions de LCI. Sur l'absence de déclaration de la tête de liste du parti d'extrême droite, il écarte cette critique d'un revers de la main : "Jordan Bardella parlera cet après-midi". Puis, il répond à Emmanuel Macron : "depuis trois semaines, Emmanuel Macron s'est transformé en chargé de communication de Nathalie Loiseau".

Urgent

SILENCE


Marine Le Pen a terminé son allocution. Elle quitte la salle avec Jordan Bardella. La tête de liste du Rassemblement national n'a pas prononcé un seul mot. 

Urgent

"L’ENFANT ROI"


Marine Le Pen : "Je trouve le comportement d'Emmanuel Macron très grave. Je l'avais déjà dit, Emmanuel Macron est frappé par le syndrome de l'enfant-roi." 

FINANCES


Sur les questions de financements. Le RN a lancé un emprunt auprès des Français, Marine Le Pen tente de se justifier "La France a des règles très strictes en la matière et contestations." En cause, explique la présidente du parti d’extrême droite, une interdiction de financement dans des banques hors Europe. 

CAMERA CACHÉE


Questionnée sur la séquence, filmée en caméra cachée, qui met en cause le chef de l'extrême droite autrichienne et vice-chancelier, allié du RN au Parlement européen, Marine Le Pen s'est refusée à tout commentaire. 


"J'ai appris comme vous l'existence de cette vidéo, nous ne exprimerons pas sur le sujet avant d'avoir entendu les explications de Heinz-Christian Strache et d'avoir eu avec le bureau du groupe une discussion à l'issue de ses explications", a-t-elle déclaré. 


Et d'ajouter : "Le FPO  a de surcroît réuni 25% des électeurs, quelque soit ce que l'on peut reprocher aux uns ou aux autres, quelque soit la véracité de ces accusations, cela ne fait pas disparaître le fait qu'un quart des Autrichiens souhaite refuser l'immigration dans leur pays, souhaite une Autriche libre de décider de ses choix démocratiques et souhaite que les choix de société du peuple autrichien soient respectés par l'Union européenne."

LE PEN RÉPOND A MACRON "L'ENFANT ROI"


Marine Le Pen répond à une question sur Emmanuel Macron. 


"Je trouve le comportement d'Emmanuel Macron très grave. J'avais déjà dit qu’Emmanuel Macron est frappé par le syndrome de l'enfant roi (...). Je suis donc obligée de rappeler au président que son rôle est encadré par la constitution (...) S'il n'arrive pas en tête aux Européennes, il devra partir". 

LE PEN A MILAN POUR UN MEETING 


Marine Le Pen : "Notre projet est gage d'équilibre, de paix. La vraie Europe se construit devant vous, dans la belle ville de Milan".


Après cette courte allocution, la présidente du parti d'extrême droite répond aux questions de la salle. 

LE PEN 


Marine Le Pen :"Cette révolution nous allons la mener chacun dans notre pays pour qu'ils retrouvent leur grandeur. (...) Le combat que nous menons est un combat contre deux fondamentalismes : le mondialisme et l'islamisme". 

Urgent

DÉBUT DE LA CONFÉRENCE DE PRESSE


Marine Le Pen prend la parole. "Nous sommes aussi les enfants d'une Nation. Nous savons ce que nous devons aux Italiens. "

COMPROMIS FIANNCIER


Le chef de l'extrême droite autrichienne et vice-chancelier Heinz-Christian Strache, a participé à ce qu'il croyait être une réunion avec la nièce d'un oligarque russe. Il a promis à cette dernière des marchés publics en échange d'un soutien financier.

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LES ABSENTS 


Brilleront par leur absence le Premier ministre national-conservateur hongrois Viktor Orban, qui a promis à Matteo Salvini d'engager une "coopération" après les élections mais refuse toute alliance avec Marine Le Pen, ainsi que le PiS polonais, en dépit d'un déplacement de Salvini à Varsovie en janvier.

MILAN


Matteo Salvini appelle les représentants d'une dizaine de partis souverainistes pour un meeting. A une semaine du scrutin européen, la mission s'annonce délicate, tant les désaccords entre tous ces partis sont nombreux. Leur objectif :  faire du groupe Europe des nations et des libertés (ENL) la troisième force du Parlement européen. Marine Le Pen a répondu présente à l'invitation, et y sera avec la tête de liste RN, Jordan Bardella. 

PANNEAUX D'AFFICHAGE


Dans les villages, le système "D".

BANNON SOUTIENT LE RN


À une semaine des élections européennes, l'ancien conseiller de Donald Trump, Steve Bannon, a accordé une interview au Parisien dans laquelle il apporte son soutien aux populistes européens et donc, à la liste Rassemblement national. Il a néanmoins nié avoir donné le moindre sou au RN de Marine Le Pen en vue de la campagne. 


"Vous aurez une situation où Matteo Salvini, Marine Le Pen et Nigel Farage peuvent être à la tête de trois des quatre plus gros partis présents au Parlement européen", présage Steve Bannon, estimant que "l'élection européenne sera un tremblement de terre".

LE GUEN SOUTIENT LOISEAU


Jean-Marie Le Guen, conseiller de Paris (PS) et ex-secrétaire d'État pendant le mandat de François Hollande, a annoncé son soutient à la liste "Renaissance" de Nathalie Loiseau. Il avait choisi de soutenir Emmanuel Macron avant le 1er tour de la présidentielle 2017.

MACRON

VIDEO - "Je compte m'impliquer" dans cette campagne "en faisant de la pédagogie", explique le chef de l'Etat

MACRON À BIARRITZ

Le chef de l'Etat ne s'empêche toutefois pas de critiquer le bilan des députés européens RN, arrivés en tête en 2014. "Ils ont gagné, il ne faut pas l'oublier. Qu'ont-ils fait, les sortants ? Ils ont voté contre tous les projets que la France a défendu en Europe, y compris pour nous protéger : quand, après les attentats, la France, avec François Hollande, s'est battu avec beaucoup de justesse pour mieux protéger nos aéroports, mieux ficher et prévenir les gestes terroristes, quelles sont les forces politiques qui n'ont pas voulu voter avec nous ? Le Front national. Leur bilan est une catastrophe pour le pays et pour l'Europe. Je considère donc que c'est mon devoir d'appeler nos concitoyens à regarder ce qu'a fait ce mouvement politique en Europe. On a plus parlé de lui pour des affaires d'assistants parlementaires que pour l'Europe. "

MACRON À BIARRITZ

Le président se défend de vouloir faire de ce scrutin un référendum contre lui : "C'est une élection européenne, avec des listes et des projets. J'en tirerai des conclusions au niveau européen. Je pense que plus les Français et les Françaises donnent de la force à la liste présidentielle, plus ils donnent de la force à la France. J'aurais souhaité qu'il y ait des listes européennes, ça n'a pas été accepté. La campagne se décline donc au niveau national, mais il ne faut surtout pas parler que de politique française. Moi, je ne parle que des sujets européens."

MACRON À BIARRITZ

Depuis Biarritz, où se déroulera le prochain G7, le président s'est exprimé devant la presse : "Je compte m'impliquer [dans la campagne] en expliquant. On a besoin de parler d'Europe, d'Europe concrète. Il est absolument nécessaire d'expliquer ce que l'Europe apporte, dans des sujets quotidiens, et ce qu'elle peut apporter. SI les gens pensent que sur l'agriculture, l'Europe n'apporte rien, ils se trompent. Vouloir démanteler l'Europe, c'est avoir une première victime, les agriculteurs."


"Il faut expliquer que l'Europe est la condition pour nous rendre plus forts. La France est encore une grande puissance de ce monde. Mais quand je nous regarde dans la géopolitique mondiale, le défi, c'est de savoir si nous pourrons tenir tête à la Chine, aux Etats-Unis. Si ce n'est pas le cas, ils décideront de tout demain. Et la meilleure façon, c'est d'avoir une Europe forte, à 27, une fois que les Britanniques nous auront quittés. Il faut l'expliquer, le démontrer, sur le plan financier, techonologique, sur le plan écologique. La transition écologique ne se fera qu'au niveau européen. Si on taxe les entreprises au niveau national, elles se déplaceront de quelques kilomètres, en Espagne. Ça ne fonctionne pas dans un marché commun. C'est au niveau européen qu'on doit porter l'ambition climatique, en taxant les entreprises les plus polluantes et en protégeant nos entreprises."

AFFAIRE ANDREA KOTARAC

La France insoumise assigne le RN ce vendredi pour demander le retrait d'un visuel faisant figurer Andréa Kotarac, ancien élu LFI ayant rejoint Marine Le Pen, au motif que ce dernier est présenté comme un "membre de l'équipe" de Jean-Luc Mélenchon. LFI estime qu'il s'agit d'une "fausse nouvelle", affirmant que l'intéressé n'était pas membre de l'équipe dirigeante. Pour le RN, c'est au contraire "incontestable". Audience à 16h30.

LUTTE CONTRE LA CORRUPTION


L'association Transparency International annonce ce vendredi que sept têtes de liste et près de la moitié des candidats jugés en position éligible pour les élections européennes se sont engagés auprès d'elle à défendre l'Etat de droit et lutter contre la corruption. Elle leur demandait notamment de s'engager individuellement à promouvoir "la démocratie et l'Etat de droit" et à publier "l'agenda de leurs rencontres avec des lobbyistes. Nathalie Loiseau (LREM), Manon Aubry (LFI), Yannick Jadot (EELV), Raphaël Glucksmann (PS-Place publique), Nicolas Dupont-Aignan (DLF) lui ont répondu favorablement, avec Ian Brossat (PCF) et Florie Marie (Parti pirate). Au total, 149 candidats ont pris les mêmes engagements, dont 42 estimés en position éligible par Transparency. 


Mais le Rassemblement national de Marine Le Pen "nous a fait part de ses désaccords et la liste Les Républicains a fait une réponse très générale sans s'engager sur nos recommandations", précise Transparency.

Les citoyens de l'Union européenne sont appelés à désigner leurs représentants, du 23 au 26 mai prochains. Ce scrutin de liste à un seul tour redonnera-t-il une majorité aux conservateurs de la CDU et des Républicains ? Assistera-t-on à une forte poussée de l'extrême droite, comme cela a été le cas dans nombre de pays de l'Union ces dernières années ? A une vague libérale ? Ecologiste ? A une surprise de la gauche anti-libérale, alors que les questions liées à la concurrence déloyale entre pays de l'UE, qu'il s'agisse de fiscalité ou de dumping social, continuent de susciter la défiance envers cette communauté de pays ? 

Voilà pour les enjeux politiques supranationaux. En France, le scrutin servira, après deux ans du quinquennat Macron, de test pour l'exécutif, fortement chamboulé par plusieurs mois de Gilets jaunes. Après avoir phagocyté un électorat qui penche traditionnellement à droite, la liste LaRem, portée par Nathalie Loiseau, est concurrencée à l'extrême droite par le Rassemblement national, qui la talonne ou la devance légèrement dans les sondages.


De l'autre côté de l'échiquier politique, la gauche et ses multiples nuances de critique envers le pouvoir en place souffrent de la division, avec pas moins de cinq listes qui, en conséquence, dépassent rarement les 10% dans les sondages : France insoumise, PCF, PS/Place publique, Génération.s et Europe Ecologie - Les Verts.

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