REVIVEZ - Macron à Lyon : une démonstration de force mais pas plus de programme

ÉLECTIONS LÉGISLATIVES 2017
EN VOGUE - Le meeting de l'ancien ministre de l'Economie a réuni plusieurs milliers de personnes à Lyon ce samedi. Et si l'enthousiasme était incontestablement présents, les contours de ses propositions se font toujours attendre.

La dynamique Macron ne s'essouffle pas. Alors qu'un sondage l'a à nouveau donné ce samedi au deuxième tour de la présidentielle avec 21-22% d'intentions de vote, et facilement vainqueur face à Marine Le Pen (66%-34%) dans la course à l'Elysée, le candidat a réuni 8000 personnes au Palais des Sports de Lyon. Et selon les équipes de l'ancien ministre de l'Economie, au moins autant de personnes l'ont écouté depuis l'extérieur, faute de place.  


Mais si la salle était pleine, les nouvelles propositions d'Emmanuel Macron ont été peu nombreuses. Le candidat a rappelé son souhait de porter le budget de la Défense à 2% du PIB, de recruter 10.000 policiers et gendarmes en cinq ans, de supprimer le RSI, de réduire les charges patronales et les cotisations salariales, d'ouvrir les bibliothèques le soir et le week-end ou encore de mieux rémunérer les professeurs des écoles enseignant en ZEP. Rien que le candidat "En Marche !" qui a promis de dévoiler son programme fin février, n'a déjà dit.

Discret sur Fillon, dur contre Le Pen et Hamon

Au milieu de tout ça, Emmanuel Macron a régulièrement attaqué le programme de Benoît Hamon, notamment sur le revenu universel qu'il a assimilé au RSA actuel ou sur la règle des 3% de déficit imposée par Bruxelles. Il s'est également posé comme le seul rempart face au Front national, dont il a critiqué le fonctionnement népotiste et le discours réactionnaire : "Ils parlent pour eux-même, de père en fille, de fille en nièce. Ils ne parlent pas du peuple mais d'une France qui n'a jamais existé." 


En revanche, à l'instar de ses anciens collègues du gouvernement ou de la majorité, pas de lourde critique autour de François Fillon, actuellement embourbé dans l'affaire des emplois fictifs dont sa femme est soupçonnée d'avoir bénéficié, pour un montant à l'entour d'un million d'euros. "Ne sifflez personne, a-t-il demandé aux sympathisants qui commençaient à se faire entendre. Soyez graves dans ces moments parce que ce qu'il se passe dans notre vie politique et médiatique n'est bon pour personne." Un appel à la clémence qui ne l'a pas empêché de tacler les théories du complot prônées par le clan Fillon, qui voient là la main de ses proches.

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Affaire Penelope Fillon : Emmanuel Macron tacle la théorie du complot avancée par François Fillon

Enfin, l'ancien ministre a rendu hommage à de nombreuses personnalités politiques de gauche mais surtout de droite (Jacques Chirac, le Général de Gaulle, Philippe Seguin). Lui qui se définit comme n'étant ni de droite ni de gauche a invoqué l'Histoire de France pour  justifier la nécessité de se rassembler en ces temps difficiles et "graves". "Notre histoire c'est celle d'un rassemblement collectif". Un rassemblement qu'il souhaite donc incarner. 

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