Trump, sa femme et la gauche : François Fillon à droite toute à La Villette

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RIPOSTE - Empêtré dans l'affaire d'emplois présumés fictifs de son épouse, le candidat de la droite à la présidentielle, François Fillon, devait reprendre la main dimanche, à l'occasion de son grand meeting à Paris La Villette. Un discours en forme de retour aux fondamentaux devant 13.000 militants, selon les organisateurs.

Ils sont arrivés ensemble. Ovationnés par une salle de plus de 10.000 personnes chauffée depuis de longues minutes. François et Penelope Fillon se sont présentés sous les applaudissements ce dimanche lors du meeting de lancement de la campagne présidentielle  du candidat de la droite, à Paris La Villette.


La femme de l'ancien Premier ministre a même eu droit à une "standing ovation" savamment préparée. Une façon de répondre aux accusations la visant, elle qui est soupçonnée d'avoir été rémunérée pour un emploi fictif de collaboratrice parlementaire et d'avoir été salariée pour un rôle également virtuel dans la Revue des deux mondes. Des informations de Mediapart et du JDD visent enfin François Fillon dans une autre affaire, celle des caisses occultes de sénateurs de l'ex-UMP


L'entrée en scène du couple a donné le ton du meeting : répondre aux attaques sur le registre émotionnel en faisant vibrer les militants de droite. Voici ce qu'il faut retenir du meeting de François Fillon. 

L'hommage à Penelope

"Pene ! Pene !" C'est sous les acclamations des milliers de sympathisants que Penelope Fillon, manifestement émue, est arrivée avec son époux à La Villette. Peu après, dans son discours, François Fillon a rendu hommage à son femme, répondant aux soupçons sur le registre sentimental. "Ils croyaient nous avoir torpillés, mais vous êtes là", a-t-il lancé à la salle. 

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"J'ai le cuir solide" mais "qu'on laisse ma femme en dehors de ce débat politique", affirme François Fillon

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Fillon dans les pas de Nicolas Sarkozy

François Fillon, qui a rendu hommage à l'ancien président, n'a pas hésité à lui piquer certains traits de pensée. En s'adressant "aux sans-grade, aux sans carnet d'adresse", ou encore en défendant une France "de De Gaulle et de Césaire", le discours de l'ancien Premier ministre a rappelé à de nombreuses reprises le lexique de l'ancien leader de la droite.  

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Fillon: "C’est la France de De Gaulle et de Césaire"

La fermeté face à Donald Trump

François Fillon a donné une idée plus précise de la diplomatie française et européenne qu'il souhaite face à Donald Trump. "Les Américains sont nos alliés mais la France n'est le vassal de personne", a-t-il lancé, prévenant le président américain que quinconque remettrait en cause l'accord de Paris sur le climat "rendrait des comptes à l'humanité". "L'Amérique de Donald Trump veut faire plier quiconque cherche à s'opposer", a-t-il également affirmé sur un ton gaullien, avant de plaider pour "une France libre" face aux deux grandes puissances, Etats-Unis et Russie. 

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"Les Américains sont nos alliés mais la France n'est le vassal de personne", le petit tacle de François Fillon à Donald Trump

Vladimir Poutine, l'allié qui a "commis des fautes"

Le candidat de la droite a confirmé son souhait de discuter avec le Vladimir Poutine, tout en ajoutant un bémol. "Le président russe a commis des fautes qui ne sont pas excusables", a-t-il reconnu. Mais, "il ne finance pas les djihadistes qui tuent nos enfants et il ne nourrit pas le projet d'imposer la charia au reste du monde". 

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François Fillon veut parler avec Poutine "même s'il a commis des erreurs"

"Il y a quatre gauches, dont l'extrême droite"

François Fillon donne également le ton de la campagne : pas question d'établir une hiérarchie entre l'adversaire de gauche et le FN. Pour lui, "la gauche a quatre visages". Et, citant André Malraux : "Il y a quatre gauches, dont l'extrême droite". Il étrille donc, sur le même plan, Jean-Luc Mélenchon, "le Fidel Castro de YouTube", Benoît Hamon, le défenseur de "l'assistance universelle" (référence à son revenu universel), Emmanuel Macron, "le prototype des élites politiques qui ne connaissent pas grand chose des réalités de notre pays", et Marine Le Pen, "copie de Jean-Luc Mélenchon" en raison de son programme social. 

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Macron, Mélenchon, Hollande et le Front national, pour Fillon, "la gauche à 4 visages"

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