Marine Le Pen à Lyon : un discours (très) très à droite

LIVE - Depuis les assises présidentielles de son parti, au lendemain de la publication de ses 144 propositions, Marine Le Pen a prononcé un discours très ancré sur les valeurs du Front national, dimanche 5 février.

Retour aux fondamentaux. Devant une foule bien garnie, au Palais des Congrès de Lyon, Marine Le Pen a prononcé un discours résolument ancré à droite. Très à droite. Priorité nationale à inscrire dans la Constitution (le travail, le logement, l'éducation), assimilation des étrangers dans le pays ("S'ils voulaient vivre comme chez eux, il leur suffisait de rester chez eux"), retour à l'ordre ("Nous allons en finir avec les zones de non-droit, l'impunité des caïds")... trois piliers très forts dans le discours de la candidate-présidente du Front national, illustrée par des saillies qui mirent l'assistance en bonne position pour clamer "On est chez nous ! On est chez nous !" à plusieurs reprises.


L'autre série de piliers de la diatribe de Marine Le Pen fut évidemment consacrée à la dénonciation des élites ("la gauche du fric et la droite du fric" furent ainsi âprement sifflées) et du mondialisme, le mal à ce point honni qu'il en est comparé à "l'islam radical". Evidemment, le référendum sur la sortie de l'Union européenne.


De précisions de ses 144 propositions, point de trace. Les modifications de certaines propositions historiques sont toutefois répétées : la peine de mort transformée en perpétuité réelle, tout comme la nuance apportée sur la sortie de l'euro. Et de toute façon, les meetings ne sont pas des lieux où le chiffrage est de mise, quel que soit le candidat.

Alors qu'elle a dévoilé samedi les 144 mesures qu'elle s'engage à respecter si elle est élue à la présidence de la République, Marine Le Pen s'est présentée à Lyon va continuer à détailler son programme présidentiel ce dimanche lors d'un discours très attendu en clôture des assises présidentielles du FN à Lyon. 


L'enjeu, pour la présidente du FN, est de se poser comme la seule alternative possible à droite depuis les ennuis de François Fillon. Elle devrait également s'en prendre à Emmanuel Macron, qui s'est attaqué à elle hier lors de son meeting, et qui selon les derniers sondages serait son adversaire au second tour de la présidentielle en mai prochain.

Tout savoir sur

Tout savoir sur

Marine Le Pen perd la présidentielle

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter