"Installer la révolution prolétarienne" : en meeting, Nathalie Arthaud se veut le fer de lance de la lutte des classes

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LUTTE - Créditée de moins d’1 % d’intention de vote dans les sondages, Nathalie Arthaud continue sa campagne. En meeting à Vénissieux mercredi soir, elle a une nouvelle fois défendu la classe ouvrière et appelle à la grève générale en cas d’élection.

"Je suis la seule à défendre les intérêts des travailleurs". Voilà en somme ce que ne cesse de répéter Nathalie Arthaud à chacun de ses meetings. Mercredi soir, la candidate de Lutte Ouvrière poursuivait sa tournée française, cette fois-ci à Vénissieux, dans la banlieue lyonnaise.


Accueillie par des chants révolutionnaires, elle a réaffirmé être la seule à porter la voix de la classe ouvrière, et a fait un appel aux électeurs : "Saisissons-nous de cette élection pour dénoncer la dictature de la bourgeoisie, pour mettre en avant nos intérêts de classe et pour affirmer notre conscience d’avoir à nous battre".

Un credo : la grève générale

Pour elle, il n’y a d’ailleurs qu’une seule manière de faire plier les patrons et "installer la révolution prolétarienne" : la grève générale.

Un discours qui semble plaire aux militants présents. "Moi je crois en la classe ouvrière. On fait tout tourner ; si on arrête de travailler, tout s’arrête, c’est tout simplement la lutte des classes. Les patrons et les milliardaires la font constamment. Quand ils licencient, c'est une lutte de classe, moi je me défends", assène l’un d’eux.

Un SMIC à 1.800 €

Dans son programme, la candidate Lutte Ouvrière entend instaurer un revenu minimum, une interdiction de licenciement, un SMIC ou une pension de retraite fixée à 1.800 € par mois.

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Question OFF : Nathalie Arthaud ne craint aucun des autres candidats à a présidentielle

Des propositions qui séduisent, à l’image de ce jeune thésard. "Je pense que ce sont les idées communistes qui représentent l'avenir. Le changement ne viendra pas des élections du président mais des luttes sociales." Si elle est élue, elle prévoit d’ailleurs de supprimer la fonction présidentielle qu'elle remplacera par un collège d'élus payés 2.000 € par mois, et révocables à tout moment.

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