Eric de Montgolfier nouveau conseiller justice de Benoît Hamon : "Je cherchais un candidat sans casseroles"

FRANC-PARLER - Invité de LCI ce vendredi matin, l'ancien procureur Eric de Montgolfier, le nouveau conseiller justice de Benoît Hamon, est revenu sur les affaires qui noircissent la campagne. Selon lui, l'institution judiciaire doit s'intéresser à la probité de ceux qui prétendent aux plus hautes fonctions.

La probité en politique, un vaste thème que l'ancien procureur Eric de Montgolfier est venu défendre ce vendredi matin sur LCI. Alors que les affaires d'emplois fictifs présumés touchant François Fillon et Marine Le Pen plombent la campagne, le nouveau conseiller justice de Benoît Hamon a tenu à défendre les institutions judiciaires qu'il connaît bien. "Est-ce scandaleux que la justice s'intéresse à des gens qui prétendent devenir Président de la République ?" s'est-il interrogé.


Quant à la rapidité à laquelle la justice doit traiter ces affaires, Eric de Montgolfier s'est montré très ferme : "On ne peut pas attendre. Car après il y a l'immunité pénale du chef de l'Etat qui, à mon sens, est une catastrophe démocratique, et pendant 5 ans on subirait un président qui serait un délinquant ou serait susceptible de l'être".

L'électorat du FN est celui du ras-le-bol. Il se dit : "Le parti est malhonnête, et alors ? Il vaut mieux qu'on l'aime pour ses idées"Eric de Montgolfier

Pour autant, un phénomène paraît bien inexplicable pour Eric de Montgolfier : "Pourquoi François Fillon est affaibli après les accusations d'emplois fictifs qui le touchent tandis que Marine Le Pen, dont la chef de cabinet vient d'être mise en examen, ne flanche pas dans les sondages ?" "Mon raisonnement est le suivant", explique-t-il. "Son électorat est celui du ras-le-bol. Il se dit : 'Marine Le Pen est malhonnète, et alors ? Il vaut mieux qu'on l'aime pour ses idées et peu importe le reste'". Finalement, "pourquoi Marine Le Pen ne bénéficierait-elle pas de la même indulgence coupable que François Fillon ?" Sauf que pour elle, ça lui réussit mieux.


Toutefois Eric de Montgolfier garde encore espoir dans la politique, c'est pour cela aussi qu'il s'y engage : "Je refuse de croire qu'ils sont tous pourris", s'est-il indigné. "Ce qu'incarne le président justifie qu'il soit impeccable", a-t-il poursuivi. "L'honnêteté est une qualité primordiale. C'est le manque de probité qui éloigne les gens de la politique". Une façon d'expliquer sans doute pourquoi son choix s'est tourné vers Benoît Hamon : "Je cherchais un candidat sans casserole".

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L'intégralité de l'interview d'Éric de Montgolfier

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