Européennes : François Asselineau, un haut fonctionnaire devenu apôtre du Frexit à plein temps

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ELECTIONS EUROPÉENNES - François Asselineau, président de l'UPR (Union populaire républicaine), se présente aux élections européennes. Un scrutin de plus pour ce haut fonctionnaire, qui a longtemps fait ses armes dans les cabinets ministériels.

Le chantre du Frexit à l'assaut du Parlement européen. François Asselineau se présente aux élections avec son parti, l'Union populaire républicaine (UPR). Fera-t-il mieux qu'en 2014, lorsqu'il avait obtenu 0,58% des voix ? Réponse le 26 mai prochain. Seule certitude : cette nouvelle campagne (il s'est déjà présenté à l'élection présidentielle et aux législatives) lui donne offre une nouvelle tribune pour vanter les mérites d'une sortie de l'UE. De lui, pourtant, on sait peu de choses. Cet homme de 61 ans a pourtant derrière lui une longue carrière au sommet de l'Etat.

Diplômé d'HEC en 1980 et vice-major de sa promotion Léonard de Vinci à l'ENA en 1985, François Asselineau a été inspecteur des finances puis chargé de mission au Crédit national à la fin des années 1980. Mais il va vite quitter l'Inspection générale des finances, direction plusieurs cabinets ministériels, en tant que haut fonctionnaire. C'est là qu'il a côtoyé Jacques Chirac ou encore Edouard Balladur. Il a également conseillé Gérard Longuet, alors ministre de l'Industrie pour les affaires internationales (1993-1994), avant de diriger les cabinets de Françoise de Panafieu au Tourisme (1995) et d'Hervé de Charette au Quai d'Orsay (1996-1997).

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Inspecteur général des finances en disponibilité

Proche de Charles Pasqua, il s'engage au RPF en 1999 en tant que porte-parole et membre du bureau national. L'ancien ministre de l'Intérieur nommera ensuite François Asselineau à la tête de son cabinet au conseil général des Hauts-de-Seine de 2001 à 2004.

Après avoir claqué la porte de l'UMP, dont il a été membre lorsqu'il siégeait au Conseil de Paris, François Asselineau a fondé son parti le 25 mars 2007, pour marquer le cinquantenaire de la signature du Traité de Rome. "Un choix symbolique", avait confirmé à l'époque celui qui s'est fait depuis l'avocat du "Frexit" et se disait "passionné par les voyages, les civilisations étrangères et les textes religieux du monde". Selon son site, il aurait visité 85 pays, et aurait vécu au Japon.

Désormais, son statut est celui d'inspecteur général des finances en disponibilité. En clair : il ne travaille plus pour l'administration et a donc cessé de bénéficier pour le moment de sa rémunération et de ses droits à l'avancement et à la retraite. Retournera-t-il un jour dans l'administration ? Son quotidien  semble en effet intégralement consacré à l'UPR, un parti qui compte plus de 30.000 adhérents depuis 2018. Un succès acquis en particulier sur sa chaîne Youtube, où il dispose de plus de 112.000 abonnés. A titre de comparaison, La France insoumise a 44.500 abonnés.

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