Européennes : la proposition originale de Lagarde (UDI) pour financer l'UE sans contribution des Etats-membres

ÉLECTIONS EUROPÉENNES 2019
QUI PAYE ? - Jean-Christophe Lagarde, tête de la liste "Les Européens" de l'UDI, fait campagne sur une proposition atypique : remplacer les contributions nationales au budget de l’UE par trois taxes extérieures : une sur les transactions financières, une sur les touristes extra-européens, et une taxe carbone.

La tête de liste UDI Jean-Christophe Lagarde a une idée pour diminuer les "égoïsmes nationaux" qui minent selon lui le projet européen : supprimer les contributions nationales au budget de l'UE, pour les remplacer par des contributions "extérieures". L'ancien maire de Drancy (Seine-Saint-Denis) fait campagne depuis début mai sur cette proposition, et dit plaider pour des "projets fédérateurs qu'aucun chef d'Etat ne serait susceptible de refuser".

Sa principale mesure serait donc, selon la description qu'il en a faite sur France Inter le 7 mai, "la fin des contributions nationales, c'est-à-dire l'argent que chaque pays donne chaque année à l'Europe pour la faire fonctionner, car ça nourrit les égoïsmes nationaux : tout le monde dit 'comme j'ai mis tant, je veux retrouver tant'."

Trois nouvelles taxes extérieures pour trouver 115 milliards

La tête de liste propose ainsi de remplacer ces "115 milliards d'euros" de contributions nationales, dont 21.4 milliards d'euros prélevés en 2019 sur le budget français, par "une taxe sur les transactions financières", qui rapporterait selon lui "40 milliards", "une taxe sur le carbone que nous importons, une taxe aux frontières européennes, de 70 milliards", et "un droit de timbre sur les touristes, comme le font les Etats-Unis", soit "6 milliards" selon lui.


"Quel chef d'Etat va dire 'je veux continuer à payer' plutôt que de revenir aux origines de l'Europe, qui était financée par des contributions extérieures ?", a demandé Jean-Christophe Lagarde, toujours sur France Inter. Il souhaite également la création d'un "livret d'épargne populaire" ou "Livret E", permettant de financer des investissements écologiques, et une taxe sur les géants du numérique "qui les oblige à payer les données qu'ils nous volent".

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