Européennes : pour "protéger les élections", le patron de Facebook en appelle aux pouvoirs publics

Élections Européennes 2019
DEMOCRATIE - Dans une tribune publiée par le JDD, Mark Zuckerberg en appelle à une régulation par les acteurs politiques pour contrôler les processus de publicité politique. Facebook, accusé d'avoir laissé diffuser des fausses informations lors de plusieurs campagnes, s'est engagé à renforcer sa surveillance des comptes.

Pour "protéger les élections", et notamment les prochaines échéances européennes du 26 mai, Facebook compte agir, pas pas en solitaire. C'est le message adressé par son patron Mark Zuckerberg, dans une tribune publiée dimanche, alors que le géant américain est à nouveau sous le feu des critiques, après des révélations sur la transmission de données de millions d'utilisateurs américains par une société proche de Donald Trump pour influencer le vote des électeurs. 


Dans cette contribution publiée par le JDD, le patron de Facebook en appelle aux "acteurs politiques" pour contribuer à encadrer la publicité politique lors des scrutins. "Facebook a déjà mis en oeuvre d'importants changements en matière de publicité politique : dans de nombreux pays, les annonceurs doivent désormais faire vérifier leur identité avant de diffuser ce type de contenus. Nous avons créé une bibliothèque en ligne pour les répertorier", assure Mark Zuckerberg. "Mais décider de ce qui relève de la publicité politique n'est pas toujours évident. Nos systèmes seraient plus performants si la régulation établissait des standards communs pour vérifier l'identité des acteurs politiques", estime-t-il. 

"Prévenir les ingérences"

Pour le patron de Facebook, mis en cause, comme Twitter, pour avoir servi de relais à des tentatives de manipulation de l'opinion durant les élections américaines et le référendum sur le Brexit, "les lois sur la publicité politique en ligne concernent en priorité les candidats et les élections, plutôt que les sujets politiques", objets "de tentatives d'interférences". "Certaines lois", juge-t-il aussi, "ne s'appliquent que pendant les élections alors que les campagnes d'influence sont continues".


"La législation devrait refléter la réalité des menaces actuelles et définir des standards pour l'ensemble de l'industrie", conclue-t-il, appelant les gouvernements à "utiliser leur pouvoir pour prévenir les ingérences". "Nous pouvons bannir les acteurs malveillants, mais seuls les gouvernements peuvent créer des sanctions qui découragent les interférences." La France a notamment adopté fin 2018 une loi pour lutter contre la diffusion de fausses informations durant les périodes électorales.

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Mark Zuckerberg plaide également, dans cette tribune, pour une régulation par les pouvoirs publics des contenus "violents et haineux" diffusés sur Internet, mettant en avant un "groupe de travail commun" avec le gouvernement français sur l'amélioration des dispositifs de modération de contenus. Une proposition qui vient après la mise en cause de l'entreprise dans la diffusion d'un Facebook Live durant l'attentat de Christchurch

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