Européennes : qui sont les 7 candidats qui débattent à 20h45 dans "La Grande confrontation" sur LCI ?

ÉLECTIONS EUROPÉENNES 2019
EN BREF - Dans la foulée de leurs adversaires, les favoris des sondages aux élections européennes, Manon Aubry (LFI), Nicolas Dupont-Aignan (DLF), Jordan Bardella (RN), François-Xavier Bellamy (LR), Raphael Glucksmann (PS - Place Publique), Yannick Jadot (EELV) et Nathalie Loiseau (LREM) débattront lundi 20 mai sur le plateau de LCI, à moins d'une semaine des élections européennes. Retour sur leurs parcours respectifs.

Ce sont ceux que les sondages d'intention de vote propulsent en tête des européennes, le 26 mai. Manon Aubry (LFI), Nicolas Dupont-Aignan (DLF), Jordan Bardella (RN), François-Xavier Bellamy (LR), Raphael Glucksmann (PS - Place Publique), Yannick Jadot (EELV) et Nathalie Loiseau (LREM) ont rendez-vous ce lundi à 20h45 pour s’expliquer dans l’émission de LCI intitulée "La Grande Confrontation - Faites votre choix".


Ce débat, présenté par  David Pujadas, Elizabeth Martichoux de RTL et Alexis Brézet du Figaro succédera à une première confrontation entre sept autres candidats aux élections européennes, prévu lui à 18h. En prévision de cette soirée, LCI revient sur les parcours respectifs de chacun.

Manon Aubry (LFI)

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Élections européennes 2019 : le portrait de Manon Aubry, tête de liste de la France insoumise

Lorsqu'elle a commencé le water-polo en 2014, Manon Aubry était loin d'imaginer qu'elle entamerait une formation en politique. Désignée tête de liste de La France insoumise (LFI) lors de la convention de la formation de gauche radicale début décembre à Bordeaux, cette dernière doit désormais composer avec un emploi du temps toujours bien rempli, mais cela ne l’empêche pas de continue l'entraînement et les matchs deux à trois fois par semaine. 


À seulement 29 ans, la jeune femme présente déjà une solide réputation dans les milieux associatifs et humanitaires. Après avoir présidé la section locale de l'Union nationale des étudiants de France (UNEF) durant ses études à Sciences Po Paris, elle a intégré, après son diplôme en relations internationales et droits de l'Homme, Médecins du Monde au Liberia, puis l'ONG The Carter Center, en République démocratique du Congo (RDC). Avant de rejoindre LFI et Jean-Luc Mélenchon (elle était également sollicitée par Benoît Hamon et Génération.s) pour les européennes, elle était porte-parole de l'ONG Oxfam France où elle était déjà reconnue pour son travail sur les inégalités et l'évasion fiscale.

Nicolas Dupont-Aignan (DLF)

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Européennes : le portrait de Nicolas Dupont-Aignan

Nicolas Dupont-Aignan a 13 ans quand il milite pour Jacques Chaban-Delmas, le candidat du gaullisme social à l'élection présidentielle de 1974. C’est deux ans plus tard, en 1976, qu’il adhère au RPR. 


Diplomé de Sciences Po, de Paris-Dauphine puis de l'ENA (promotion Liberté-Egalité-Fraternité), il s'engage en 1992 auprès de Philippe Seguin contre la ratification du Traité de Maastricht. Il rejoindra ensuite le cabinet de François Bayrou alors ministre de l'Education nationale et celui de Michel Barnier, ministre de l'Environnement. Élu maire de Yerres en 1995, il adhère à l'UMP en 2000 qu’il quitte en 2007, en désaccord avec Nicolas Sarkozy après que celui-ci décide de faire ratifier le traité de Lisbonne, sorte de resucée du traité constitutionnel rejeté par référendum en 2005. Le courant Debout la République, qu'il a fondé quelques années plus tôt, devient alors un parti autonome. Figure politique bien connue du grand public, le candidat souverainiste, également député et âgé de 58 ans, a deux courses à l’Elysée au compteur et trois européennes. Critique virulent d'Emmanuel Macron et de l'Union européenne, il estime que "cette Europe qui ne marche pas est en train de faire fuir tous nos emplois".

Jordan Bardella (RN)

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Élections européennes : qui est Jordan Bardella ?

A 23 ans, le jeune homme encore peu connu du grand public a pourtant derrière lui une carrière politique déjà longue.  C'est à seulement 18 ans, deux ans après avoir adhéré au Front national, séduit par sa nouvelle présidente Marine Le Pen, qu'il devient responsable de la fédération FN de Seine-Saint-Denis, son département natal. Il dirige un temps le défunt collectif du FN "Banlieues patriotes" pour défendre les "oubliés" de la République, et est élu conseiller régional d’Ile-de-France en 2015. Lors du congrès de mars 2018, il intègre le bureau national du parti, avant d’être nommé directeur national de Génération nation, mouvement de jeunesse du Rassemblement national. Après la présidentielle, il est promu porte-parole du parti. Voilà pour le CV politique de ce titulaire d’un bac ES obtenu avec mention très bien. Un CV bien rempli qui aura toutefois eu raison de ses études de géographie entamées à l’université parisienne de la Sorbonne. 


S'il était élu au scrutin du 26 mai, comme le lui promettent confortablement les sondages, Jordan Bardella deviendrait l'un des plus jeunes eurodéputés de l'Histoire. 

François-Xavier Bellamy (LR)

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Qui est François-Xavier Bellamy, tête de liste LR aux élections européennes ?

François-Xavier Bellamy, 33 ans, est professeur de philosophie et maire adjoint de Versailles. Le trentenaire, qui a grandi dans le chef-lieu du département des Yvelines , est passé par le scoutisme et l'enseignement privé catholique avant d'effectuer ses classes préparatoires au lycée Henri-IV, à Paris, puis d'intégrer l'Ecole normale supérieure. Il a lui-même enseigné dans plusieurs lycées de la région parisienne, et créé dans la capitale, à 28 ans, "les Soirées de la philo", des conférences ouvertes au public qui se poursuivent aujourd'hui. 


Auteur de plusieurs ouvrages - Les Déshérités ou l'urgence de transmettre, et Demeure - Pour échapper à l'ère du mouvement perpétuel -, ce "laïc catholique" défend notamment le maintien de certains repères dans la société, tout en réfutant vouloir se tourner vers le passé et l'immobilisme. Outre le mariage pour tous, qu'il assimile à une forme de "dérégulation", il se montre critique à l'égard du suicide médicalement assisté. Mais ce sont surtout ses prises de positions sur l'interruption volontaire de grossesse qui ont marqué les esprits.


A travers son mouvement, Unis pour servir, lancé fin 2017 il entend préparer une alternance en 2022. Ferme sur les questions migratoires - "le discours 'Venez chez nous, nous accueillons' produit la catastrophe qu’il dénonce", disait-il en juin 2018 sur LCI, il a toutefois marqué ses distances avec le parti de Marine Le Pen, trop antilibéral à ses yeux.

Raphael Glucksmann (PS - Place Publique)

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Qui est Raphaël Glucksmann, tête de liste Place publique-PS aux européennes ?

Raphaël Glucksmann, fils du philosophe André Glucksmann - avec lequel il a coécrit, en 2008, Mai 68 expliqué à Nicolas Sarkozy (Denoël), s'est illustré rapidement par ses engagements. Diplômé de Science Po Paris, il a notamment réalisé, dès 2004, un documentaire sur le génocide des Tutsis, avant de s'emparer du sujet de la "révolution orange" en Ukraine. Il a également assuré des missions humanitaires au Rwanda et en Tchétchénie dans le cadre de l'association Etudes sans frontières, qu'il a confondée. Collaborateur pour diverses revues, dont la publication néo-conservatrice Le Meilleur des mondes, il s'est également rapproché en 2009 de l'ancien président géorgien Mikheïl Saakachvili, au point de devenir l'un de ses conseillers, en charge de la coordination des réformes liées à l'intégration européennes.


Investi lors des législatives de 2007 sous la bannière d'Alternative libérale, un parti d'inspiration économiquement libérale, Raphaël Glucksmann ne s'est rapproché officiellement de la gauche que dix ans plus tard, en apportant notamment son soutien au candidat socialiste à la présidentielle, Benoît Hamon, pour lequel il a rédigé un discours lors de son grand meeting à Bercy. A l'automne 2018, il avait participé, avec l'écologiste Claire Nouvian et l'économiste Thomas Porcher, à la création du Place publique, un mouvement politique qui se dit "citoyen, écologiste et solidaire" et prône une orientation résolument à gauche, dénonçant les politiques d'austérité, les accords internationaux de libre-échange, et prônant le changement de modèle agricole, le renforcement du Parlement européen, la lutte contre les paradis fiscaux et la finance ou encore l'accueil des exilés. 

Yannick Jadot (EELV)

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Candidats aux Européennes : qui est Yannick Jadot ?

C’est en 1986 que Yannick Jadot fait ses premières armes en politique en créant le mouvement étudiant "La Déferlante". Il se retrouve à ce titre chargé d’organiser la manifestation d’hommage à Malik Oussékine, un étudiant tué par des policiers à moto, en marge d’une manifestation contre le projet de réforme universitaire Devaquet. Après des expériences humanitaires au Burkina Fasso, au Gabon et au Bangladesh dans les années 90, il intègre Solagral, une ONG spécialisée dans le suivi des négociations internationales. 


Lors de la présidentielle de 2002, il participe à la campagne de Noël Mamère puis devient directeur des campagnes de Greenpeace France jusqu’en 2008. Il est élu au Parlement européen en 2009, où il est spécialiste du climat et du traité transatlantique. En 2011 il est nommé porte-parole d’Eva Joly pendant la campagne des primaires, avant de s’en éloigner, la jugeant trop critique à l’égard du PS. En 2012, il a manqué de peu l’occasion d’être ministre au sein du gouvernement Ayrault car Cécile Duflot aurait glissé à François Hollande le nom de Pascal Canfin plutôt que le sien. 


Adepte d’une écologie pragmatique, il a su séduire les militants d’EELV pour remporter en novembre 2016 la primaire du parti. Mais en février 2017, le candidat à la s'était désisté au profit de Benoît Hamon, alors candidat du Parti socialiste (PS) et maintenant chef de file de Génération.s. Une stratégie qui s'était soldée par un échec retentissant (6,36 % des suffrages) et que la tête de liste pour les européennes a sans doute encore en mémoire : en prévision de ce scrutin, il mise sur le "ni de droite ni de gauche".

Nathalie Loiseau (LREM)

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Qui est Nathalie Loiseau, tête de liste LaREM aux élections européennes ?

Fille de Claude Ducoulombier, banquier de profession, et de Josée Prat, Nathalie Loiseau a suivi les études secondaires au sein du réputé lycée Carnot, à Paris, où elle a obtenu son baccalauréat à l'âge de 16 ans. Elle s'est tournée vers les langues O', dont elle est sortie diplômée de chinois, après avoir fait ses classes à l'Institut d'études politiques de Paris, où sa présence sur une liste étudiante d'extrême droite lui a valu un coup de projecteur dont elle se serait bien passé. Elle a ensuite réussi son concours d'entrée au quai d'Orsay. Nathalie Loiseau a passé près d'un quart de siècle dans les cercles de la diplomatie. Sa carrière a connu un tournant avec son passage comme conseillère au sein du cabinet d'Alain Juppé, alors ministre des Affaires étrangères (1993), avant de rejoindre l'ambassade du Sénégal (1995), où elle a notamment participé aux négociations avec les rebelles de Casamance. 


La diplomate a poursuivi sa carrière sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy, successivement comme sous-directrice, puis directrice adjointe à la direction d'Afrique du Nord (2007), et directrice des ressources humaines (2009). Alain Juppé revenu au quai d'Orsay, ce dernier l'a appelée fin 2011 comme directrice générale de l'administration et de la modernisation - un poste souvent réservé aux hommes -, où elle est restée aux manettes jusqu'à l'arrivée de la gauche au pouvoir, avec Laurent Fabius aux Affaires étrangères, qui l'a débarquée.


Fin 2012, Nathalie Loiseau a été nommée directrice de l'Ecole nationale d'administration, poste qu'elle a gardé jusqu'en juin 2017, moment de sa nomination aux Affaires européennes dans le deuxième gouvernement Édouard Philippe. Sa démission du gouvernement, pour conduire la liste de la majorité présidentielle aux élections européennes, a été officialisée en mars dernier.

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