Européennes : voulu par Anne Hidalgo, le vote dès 16 ans ne sera pas testé à Paris

Élections Européennes 2019

POLITIQUE - La maire de Paris voulait permettre à des lycéens âgés de 16 à 18 ans de voter lors d'un test grandeur nature. Faute de réponse du ministère de l'Education nationale, cette expérimentation ne pourra avoir lieu pour les élections européennes, dimanche 26 mai.

L'expérimentation du vote dès 16 ans à l'occasion des élections européennes, le dimanche 26 mai 2019, n'aura pas lieu. Voulue par la maire de Paris Anne Hidalgo, il ne pourra se tenir faute de réponse du ministère de l'Education nationale et de temps, a appris mardi l'AFP auprès de sources concordantes.

"Le 1er avril, la maire de Paris a adressé un long courrier à Jean-Michel Blanquer", ministre de l'Education nationale, "pour dire qu'elle souhaitait expérimenter ce vote" dans des lycées de la capitale, a précisé à l'AFP l'adjoint à la maire de Paris chargé de l'Education, Patrick Bloche. Or, "cinq semaines plus tard, nous n'avons pas eu de réponse du ministère", a regretté l'élu socialiste.

"Une occasion manquée"

"Il n'est plus possible d'organiser cette expérimentation pour des raisons de temps et d'organisation", a ajouté Patrick Bloche, regrettant une "occasion manquée". Pour l'élu, "cette non réponse vise tout simplement à ce que le ministre ne soit pas amené à prendre position dans un sens ou dans un autre" sur l'abaissement de l'âge pour le droit de vote. "C'est dommage (...), cette expérimentation aurait pu permettre de motiver (les jeunes), de les faire s'intéresser à un débat électoral", a déploré Patrick Bloche. Interrogé par l'AFP, le ministère de l'Education indique que "la réponse de Jean-Michel Blanquer à Mme Hidalgo est en cours", en précisant qu'elle a "nécessité une expertise juridique".

Début avril, Anne Hidalgo avait soutenu dans le journal Le Monde cette expérimentation, une idée proposée selon elle par "un collectif de Sciences Po" Saint-Germain-en-Laye. "Favorable au vote dès 16 ans", elle avait ainsi défendu l'expérimentation "dans les conditions du réel" proposant que "les jeunes de 16 à 18 ans scolarisés dans les douze lycées municipaux (votent) dans leurs établissements un peu avant le 26 mai, avec des bulletins et dans des isoloirs comme dans tous les bureaux de vote". 

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"Mais évidemment, leurs voix ne seront pas intégrées dans le scrutin national. Et les résultats seront publiés après le 26 mai, pour ne pas interférer avec l'élection officielle", avait-elle alors suggéré.

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