Evincée de la direction des Républicains, NKM déclare la guerre à Sarkozy, Juppé critique

Evincée de la direction des Républicains, NKM déclare la guerre à Sarkozy, Juppé critique

C'EST REPARTI - Nathalie Kosciusko-Morizet a été démise lundi de ses fonctions de numéro 2 des Républicains après des propos très critiques la veille sur la stratégie de Nicolas Sarkozy durant les élections régionales. Elle ne compte manifestement pas se laisser faire.

La sanction ne s'est pas fait attendre. A peine 12 heures après avoir vertement critiqué la stratégie de Nicolas Sarkozy vis-à-vis du FN durant les régionales, Nathalie Kosciusko-Morizet a été purement et simplement évincée, lundi, de sa position de numéro 2 des Républicains. "On préfère que les responsables du mouvement expliquent les positions du mouvement et pas autre chose", a justifié Nicolas Sarkozy auprès de journalistes, selon l'AFP.  

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"C'est dangereux"

Dimanche, la vice-présidente déléguée du principal parti de droite avait ouvertement dénoncé le choix du "ni gauche, ni FN " imposé par Nicolas Sarkozy alors que la gauche a précisément permis à la droite de remporter le Nord et Paca en se retirant au second tour des régionales. "Si les électeurs avaient appliqué le 'ni ni', nos candidats dans le Nord-Pas-de-Calais et en région Paca auraient été battus", a-t-elle martelé. 

Selon la chaîne LCP , le débarquement en règle de la numéro 2 aboutira à la nomination d'une nouvelle direction chez Les Républicains en janvier, "avec un souci de fond et de cohérence", selon Nicolas Sarkozy. NKM ne compte manifestement pas se laisser faire. "J'entends ce que dit [Nicolas Sarkozy]", a-t-elle réagi lundi matin. "Je trouve que prétendre commencer le débat en évinçant ceux qui ne sont pas d'accord, c'est dangereux." Elle est allée plus loin : "Penser que le parti se renforce en s'épurant, c'est une vieille idée stalinienne. Moi je crois au contraire que le parti se réforme en débattant. Hier le FN a fait son plus haut score, ça mérite un débat. Moi, je n'échange pas mes convictions contre une place." 

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Juppé au secours de NKM

Un avertissement clair et audible à l'attention du patron des Républicains, à l'heure où les concurrents de ce dernier - Alain Juppé, Bruno Le Maire, Hervé Mariton et NKM elle-même - fourbissent leurs armes pour battre l'ancien président à la primaire pour l'élection présidentielle de 2017. Depuis dimanche soir, Bruno Le Maire ne cesse répéter en boucle que l'heure est venue d'apporter "des visages nouveaux" à droite, et que 2016 (année de la primaire) sera "celle du renouveau". Alain Juppé, qui a dégainé dimanche soir le discours présidentiel sur le mode "mon idée de la France", a pris la défense de NKM. "L'exclusion n'est jamais une bonne réponse", a-t-il estimé lundi. "Tout est question de savoir comment on conçoit le parti. Est-ce qu'il peut y avoir des opinions diverses ou est-ce qu'on doit être en colonne par un?" 

Quant à NKM elle-même, elle a anticipé de longue date son éviction, selon Marianne . Elle prépare en effet un livre pour lancer sa candidature à la primaire. Bref, ça chauffe pour Nicolas Sarkozy.

En tout cas, la sortie précipitée de NKM de l'état-major LR laisse, dans l'immédiat, la part belle à son grand concurrent, Laurent Wauquiez (actuel secrétaire général du parti), qui peut se prévaloir de sa victoire aux régionales en Auvergne-Rhône-Alpes après une campagne très orientée à droite, plus en ligne avec la stratégie de Nicolas Sarkozy. 

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