Exclu du FN, Jean-Marie Le Pen fera quand même son retour au parti après les législatives

ÉLECTIONS LÉGISLATIVES 2017
COUCOU LE REVOILOU - Le président d'honneur - mais exclu - du Front national a prévu de s'inviter au prochain bureau politique du Front national. Une "bonne nouvelle" de plus pour le parti d'extrême-droite alors que les divisions en interne se voient de plus en plus.

Au Front national, les mauvaises nouvelles se bousculent. Aux électeurs déboussolés, à la lourde dégringolade du parti et au grand déballage public des cadres du parti pourrait s'ajouter le retour du père honni. C'est en tout cas ce qu'affirme Le Parisien du jour, selon qui Jean-Marie Le Pen sera bien présent au bureau politique que le FN organisera le 20 juin.


Au surlendemain du second tour des législatives, la réunion du parlement interne du Front national s'annonce explosif. En effet, depuis la fin de la présidentielle, les ennuis s'enchaînent pour le parti. Après un premier tour en demi-teinte (malgré un record de voix, les sondages avaient promis des mois durant la première place à Marine Le Pen), tout est parti à-vau-l'eau. Le débat de l'entre-deux-tours, où Marine Le Pen s'était montrée brouillonne et agressive, a chagriné les cadres et les électeurs du parti, l'intéressée elle-même reconnaissant sur TF1 qu'elle avait "raté" l'exercice.

Des législatives catastrophiques

Puis vint le premier tour des législatives, qui vit le Front national refluer à son niveau de 2012 (13,6% contre 13,2% cinq ans plus tôt). Au soir du premier tour, les instituts de sondage ne prédisent en moyenne, au mieux, que cinq députés frontistes à l'Assemblée nationale. Loin, bien loin des espoirs du parti, qui en espérait des dizaines voilà encore quelques semaines. Des résultats décevants qui devraient amener les cadres frontistes à se poser la question de leur stratégie. Déjà, les deux jeunes ténors du parti que sont Florian Philippot et Nicolas Bay s'écharpent par médias interposés pour se rejeter la responsabilité de cet échec.

La venue de Jean-Marie Le Pen, dont l'exclusion, en 2015, après une accumulation de propos outranciers, avait profondément divisé le parti, ne devrait pas arranger le tableau le 20 juin prochain. Nul doute que Marine Le Pen se serait bien passée de cette visite inopinée. Mais, la campagne désormais terminée, la voilà obligée de rapatrier les réunions du parti à Nanterre, au siège du parti, plutôt qu'à son siège de campagne. Une obligation qui arrange bien "le Menhir" qui, dans ses conditions, et grâce à son statut de président d'honneur, ne peut se faire refuser l'entrée de la réunion. "Si mon client est refoulé, prévient son avocat Me Joachim, l'huissier peut faire appel aux forces de l'ordre." Voilà qui rajouterait de l'ambiance.

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