Fillon, Le Pen, Hamon, Macron, Mélenchon... Pierre Gattaz, patron du Medef, distribue les bons et les mauvais points

LE MEDEF EN CAMPAGNE - Pierre Gattaz, président du Medef, était l'invité de LCI mercredi matin. Pour le "patron des patrons", tous les programmes économiques ne se valent pas. Devinez qui remporte la meilleure note à ses yeux ?

Officiellement, le Medef ne soutient personne. Mais dans cette campagne présidentielle, le patron des patrons ne se prive pas de distribuer les bons et les mauvais points aux programmes économiques des candidats. Ce que Pierre Gattaz a fait, mercredi matin sur LCI. Le résultat n'est pas vraiment surprenant. 

Premier de la classe : Fillon

Logiquement, Pierre Gattaz décerne la meilleure note au projet de François Fillon, et notamment ses propositions de réaliser 100 milliards d'euros d'économies, de supprimer 500.000 postes de fonctionnaires et de repousser l'âge de départ à la retraite à 65 ans.

Le programme économique de François Fillon me paraît aller dans le bon sensPierre Gattaz

Doit progresser : Emmanuel Macron

Pour le patron du Medef, le projet d'Emmanuel Macron s'inscrit clairement dans la continuité du CICE mis en place sous le quinquennat de François Hollande. S'il salue la volonté du candidat d'En Marche! de réaliser des baisses de charges, il estime pourtant que cela n'est pas suffisant.

Le seul problème, c'est qu'Emmanuel Macron ne va pas assez loin sur les baisses de charges des entreprises. Il faut aussi qu'il baisse les dépenses publiques et le coût du travail de façon plus importantePierre Gattaz

"Dangereux" : Le Pen, Hamon et Mélenchon

S'il dit vouloir "comprendre, discuter", Pierre Gattaz s'en prend vivement au projet de Marine Le Pen, qui est selon lui "un programme de repli, de renoncement, avec 125 milliards d'euros de dépenses en plus". Il dénonce aussi son projet de sortie de l'euro. 


Du même coup, le patron des patrons s'en prend à Benoît Hamon et à Jean-Luc Mélenchon, dont les programmes aboutissent selon lui à des hausses de dépenses respectives "de 150 et 175 milliards d'euros". Pierre Gattaz conclut avec un procès du revenu universel et tout particulièrement du programme de Benoît Hamon : 

Ce qui me gêne chez Benoît Hamon, c'est que pour lui, le travail, c'est la souffrance. Il n'aime pas le travail et l'entreprise. C'est un programme économique extrêmement dangereux. Ce sont les entreprises qui créent de la richessePierre Gattaz

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