François Fillon se disant "gaulliste" et "chrétien" : une "faute morale" pour Henri Guaino

ÉLECTIONS LÉGISLATIVES 2017
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RELIGION - Invité de LCI jeudi matin, Henri Guaino, ex-conseiller de Nicolas Sarkozy et candidat à la présidentielle, a condamné une "faute" commise par François Fillon lors de son passage sur TF1 mardi. "On ne peut pas dire qu'on lutte contre le communautarisme et qu'on est le candidat des chrétiens", attaque le député.

Henri Guaino a décidément la dent dure contre François Fillon. Invité de LCI jeudi matin, le député LR des Yvelines, candidat à la présidentielle contre le candidat issu des primaires de son parti, a sévèrement critiqué les propos tenus mardi soir par l'homme fort de la droite sur TF1.


François Fillon, qui avait visité le jour même les locaux de l'association Emmaüs, voulait montrer que, malgré son programme radical, il se souciait aussi du sort des plus pauvres. Sur TF1, l'ex-Premier ministre a ainsi invoqué sa double identité de "gaulliste" et de "chrétien" pour expliquer qu'il ne se prendrait pas, pour ces raisons, aux plus précaires. Thierry Solère, son porte-parole, avait déjà tenté une explication face au début de polémique.

"Faute morale"

Des propos qui s'apparentent à une "faute morale", critique le député des Yvelines, qui se revendique également comme "gaulliste". Pour Henri Guaino, ce n'est d'ailleurs pas le terme "gaulliste" revendiqué par le candidat de la droite qui est en cause, c'est un mot "qui fait partie de la vie politique". Le problème, c'est "chrétien". 

Répondre à une question sur sa foi est une chose. En faire un argument électoral, c'est un problème. On ne peut pas dire qu'on lutte contre le communautarisme et dire qu'on est le candidat des chrétiens. C'est une faute morale, cela nous entraîne sur un terrain dangereuxHenri Guaino

Jouer de sa fibre chrétienne pourrait remettre en cause "la cohésion de la Nation", assure l'ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, pour qui le candidat à la présidentielle doit aspirer à "devenir l'homme de la Nation".


Henri Guaino, qui se dit par ailleurs "assez d'accord avec Arnaud Montebourg", le candidat à la primaire de gauche, "sur la place qu'il donne à l'investissement", a de nouveau fustigé le programme de François Fillon, "une politique d'austérité qui sacrifie l'avenir" et qui traduirait une volonté "d'une certaine fraction de la droite de prendre sa revanche sur le Front populaire". 

La candidature de François Fillon va être un naufrage à cause de son programmeHenri Guaino

Le député des Yvelines est menacé de perdre son investiture aux prochaines législatives en raison de sa candidature parallèle à la présidentielle. Il dénonce une "politique par l'intimidation". 

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