François Hollande peut-il vraiment ne pas se représenter en 2017 ?

MISE AU POINT - Censé présenter sa candidature en décembre, François Hollande pourrait-il ne pas se représenter pour un second mandat ?

Depuis quelques semaines, la question commence à émerger : François Hollande pourrait-il renoncer à se présenter à la présidentielle ? Avant l’été, elle aurait pu paraître saugrenue, aujourd’hui un peu moins. Cette possibilité commence à être sérieusement étudiée par le gouvernement. Samedi 1er octobre, Manuel Valls a réuni une quarantaine de proches et le possible renoncement de François Hollande a été abordé. C’est une discussion nouvelle au sein du gouvernement. La question est donc posée : quelles sont les raisons pour lesquelles François Hollande pourrait ne pas se représenter ?

Les mauvais chiffres du chômage comme boulet

Le 6 novembre 2014, lors d’une interview sur TF1, François Hollande avait déclaré qu’il ne se représenterait pas en 2017 s'il n’y arrivait pas été capable de réduire d’ici la fin de son quinquennat. Cette promesse va pousser le président à trouver de sacrés arguments pour expliquer aux Français qu’il souhaite se représenter malgré les mauvais chiffres du chômage. Car, malheureusement  pour lui, le chômage n’a pas baissé depuis deux ans. Malgré un léger mieux pendant quelques mois avant l’été 2016, les chiffres sont mauvais. En septembre 2016, le nombre de chômeurs a augmenté de 1.4% soit 50.000 en plus. Et la situation ne risque probablement pas de s’améliorer d’aussitôt. D’autant que l’Unedic annonce de mauvaises perspectives pour 2017.

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Un net désamour des Français

Si les résultats économiques de François Hollande ne sont pas brillants, ceux en termes de popularité sont catastrophiques. Depuis le début de son quinquennat, François Hollande est habitué au mauvais sondage de popularité. Mais à sept mois de l’élection, le président doit commencer à réellement s’inquiéter. Selon un sondage Odoxa paru le 3 octobre, 72% des Français souhaitent que François Hollande se retire de la vie politique. De plus, les enquêtes d’opinion le donne à 14-15% des intentions de vote des électeurs. Et si ce n’était que ça… Contrairement à Nicolas Sarkozy en 2012, François Hollande a perdu la moitié de son socle de gauche qui l’a fait élire en 2012. Pour l’instant, rien n’indique que la situation va s’inverser pour le chef de l’État.

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Marquer l’histoire mais de quelle manière ?

Le président l’a répété à de nombreuses reprises, il souhaite laisser une trace dans l’histoire de France. C’est une problématique qui est propre à tous les chefs d’états. Au-delà des considérations du présent, quel souvenir François Hollande laissera-t-il dans l’histoire de France ? Le président souhaite probablement qu’on se souvienne de lui pour certaines des législations qu’il a passées comme l'ouverture du mariage au couple de même sexe, les interventions au Mali et au Sahel mais aussi sa gestion des différents attentats qui ont touché la France au long de son quinquennat.


Si, en décembre, Emmanuel Macron a enclenché une dynamique, si Alain Juppé est toujours aussi haut dans les sondages et si François Hollande reste très bas dans les intentions de votes, prendra-t-il le risque de se présenter si la gauche est à coups sûrs éliminé au second tour de la présidentielle ? Rien n’est moins sûr. Le week-end dernier, il a confié au Journal du Dimanche : "Si j’y vais, c’est pour gagner". Une déclaration qui matérialise peut-être ses doutes actuels. Au vue de la situation, tout reste possible.

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La baisse du chômage, promesse risquée de Hollande

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