"On ne gouverne pas la gauche avec un 49-3" : le tacle de François Rebsamen à Manuel Valls

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FIDÈLE - Le maire de Dijon et ex-ministre du Travail a réaffirmé sa fidélité au chef de l'Etat, ce mercredi matin sur RTL. Surtout, il n'a pas apporté son soutien à Manuel Valls, qui doit selon lui être "porteur d'une capacité de compromis, de synthèse" pour espérer rassembler la gauche.

François Rebsamen, proche de François Hollande, continue de lui témoigner son soutien. Ce mercredi matin sur RTL, il a expliqué : "J'ai soutenu le plus possible la candidature de François Holllande, même hors primaire. Je pense qu'on a la capacité aujourd'hui de gagner l'élection présidentielle." 

Plutôt Macron que Valls

L'ancien ministre du Travail a ensuite tenu des propos plus durs envers le désormais ex-Premier ministre Manuel Valls. "Il faut qu’il soit porteur de cette capacité de compromis, de synthèse. En politique, on n’avance que par compromis. Je pense qu’il faut une méthode un peu différente. On ne gouverne pas la gauche avec un 49.3. Il a une autorité naturelle, elle ne doit pas se transformer en autoritarisme" a déclaré François Rebsamen.


L'ancien ministre a réaffirmé ses différences avec le candidat à la primaire de la gauche. "Sur le programme, lors de la primaire de 2011, il avait un programme très social-libéral auquel j'était opposé", a-t-il ajouté, notamment sur la suppression de l'ISF. Il a dit également qu'il souhaitait qu'Emmanuel Macron participe à la primaire de la gauche. S'il la gagne, il pourrait alors soutenir celui qui selon lui a une "personnalité attachante"... sans être visiblement gêné par les propositions de ce dernier sur les 35 heures ou le code du Travail, qui empruntent beaucoup au... "social-libéralisme".

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J'ai pris des engagements et j'aime tenir mes engagementsFrançois Rebsamen

François Rebsamen est aussi revenu sur son refus de devenir ministre de l'Intérieur à l'occasion du dernier remaniement qui a poussé Bernard Cazeneuve à Matignon, alors qu'il rêvait d'être un jour nommé place Beauvau. "En 2012, je m’étais préparé pour être ministre de l'Intérieur et je ne tourne pas ma vie vers le passé. Quand j’étais ministre du Travail et que le maire de Dijon est décédé j’ai pris l’engagement d’y retoutner. Je suis bien à Dijon, je suis heureux. J’ai pris des engagements et j’aime tenir mes engagements" a-t-il expliqué. 

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