"Front républicain tout pourri", "serrer le kiki"... Marine Le Pen en fait-elle trop pour la jouer candidate du peuple ?

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Marine Le Pen perd la présidentielle

REBELOTE - Après son "front républicain tout pourri", Marine Le Pen, en déplacement à Rungis ce mardi, a parlé avec les commerçants et sorti une vieille expression : "serrer le kiki". Des sorties destinées à jouer la carte de la proximité avec les classes populaires ?

Si elle a toujours eu le sens des formules choc, lapidaires, elle n’avait pourtant pas habitué les Français à un langage... de cour de récré. C’est d’abord lundi qu’une première phrase de Marine le Pen a pu faire tiquer. Face à Emmanuel Macron, qui appelait au soir du premier tour à un marge rassemblement, elle a ironisé : "Le vieux front républicain tout pourri, dont plus personne ne veut, que les Français ont dégagé avec une violence rare, essaie de se coaliser autour de M. Macron. J’ai presque envie de dire tant mieux !". "Tout pourri" ? Expression bien connue des cours de récré, rarement entendue dans la bouche d’un politique. Enfants et adolescents l'utilisent souvent pour dire "vraiment nul", "pas cool du tout".  Mais peut-être Marine Le Pen avait-elle utilisé le mot  "pourri" au sens premier, pour signifier "vermoulu", "corrompu" "débauché". Bénéfice du doute.

Mais aujourd’hui, nouvelle récidive. En déplacement à Rungis ce mardi matin, la présidente du FN s’est embarquée dans une discussion politique avec des commerçants. Et au détour d’une conversation, elle a avancé : "On va tuer le client parce qu'on là on serre, euh, le kiki des Français de plus en plus". Oui, "kiki". 

Très rapidement, la phrase, isolée par Europe 1, a fait rire les internautes.

En fait, l’expression "serrer le kiki" ne va pas (forcément) dans le sens que l'on croit. "Serrer le kiki" est une expression d’argot populaire qui signifie étrangler. "Kiki", aussi orthographiée "quiqui", veut aussi dire "cou". 

Alors, la candidate a-t-ellé, en se mettant à l’argot, fait ressortir un vieux fond populaire qu’elle briderait lorsqu’elle est en public ? A-t-elle oublié les micros et parlé en toute décontraction ? Sans doute pas, tant la candidate est entourée constamment d’une nuée de caméras et de journalistes. Mais alors, pourquoi parler populo ? Le Parisien a l’explication : "Après sa sortie lundi sur le 'front républicain tout pourri', Marine Le Pen a tout simplement décidé de jouer la carte de la proximité. Avec le risque de la surjouer, et de"fragiliser" sa stature présidentielle", écrit le journal.

  

En effet, à en voir certains commentaires, pas sûr que ça marche...  

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VIDEO. A Rungis, Marine Le Pen à la rencontre de "la France qui se lève tôt"

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