Hénin-Beaumont : Dalongeville sera de la partie !

Hénin-Beaumont : Dalongeville sera de la partie !

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MUNICIPALES - L'ancien maire (PS) de cette commune située près de Lens (de 2001 à 2009) va présenter une liste sans étiquette aux municipales. Et ce malgré une condamnation à trois ans de prison ferme pour détournement de fonds publics, envers laquelle il a fait appel. Rencontre.

Il lui a fallu une bonne dose de culot et d'aplomb pour se représenter. A 43 ans, Gérard Dalongeville est à nouveau candidat aux municipales d'Hénin-Beaumont. Condamné en juillet dernier à trois ans de prison ferme et cinq ans d’inéligibilité pour détournement de fonds publics, l'ancien maire (PS) de la commune entre 2001 et 2009 va conduire une liste sans étiquette.

"Le jugement est suspendu, car j'ai fait appel. Je peux donc me représenter, confie-t-il à metronews. C'est vrai qu'au début, j'ai eu de l'appréhension en allant sur les marchés, mais j'ai vu que les gens avaient compris que je n'ai fait que dénoncer un système de financement politique. Il n'y a pas eu d'enrichissement personnel. Ici, les habitants font la part des choses en comprenant que j'ai porté le chapeau."

Une ville exsangue

Pourtant, à l'issue de son mandat de maire en 2009, Gérard Dalongeville a laissé une ville exsangue, avec une dette de 12 millions d'euros. La commune a même été placée un temps sous la tutelle de la chambre régionale des comptes. Une ville dont la réputation a également été ternie par la mise en lumière d'un système de fausses factures durant sa gouvernance.

Malgré cela, l'ex-maire n'hésite pas à s'appuyer... sur son bilan. Son retour, l'auteur du livre Rose Mafia, un best-seller qui évoque des pratiques de corruption dans le bassin minier, ne le voit pas comme un désir de régler des comptes ou de laver son honneur, mais plutôt comme une volonté de continuer ses actions passées.

Dans la continuité de son mandat

"Je veux poursuivre les projets que j'avais engagés, notamment au niveau économique, avance-t-il. Le maire (PS) actuel n'a rien fait et son comportement est même dénoncé par un de ses adjoints. Moi, mon vrai adversaire, c'est le Front national", dit-il à propos de cette ville clef pour le parti de Marine Le Pen. Selon un sondage CSA paru début janvier, Gérard Dalongeville ne récolterait, au premier tour, que 6 % des votes, contre 36 % pour le candidat frontiste Steeve Briois.

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