Hidalgo et NKM finissent la campagne la balle au centre

Hidalgo et NKM finissent la campagne la balle au centre

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MUNICIPALES 2014 - Les deux candidates en lice pour la mairie de Paris, Nathalie Kosciusko-Morizet (UMP) et Anne Hidalgo (PS), achèvent la campagne de l'entre-deux tours vendredi soir. Une semaine marquée par des alliances au détriment des conservateurs côté UMP et du Parti de gauche côté socialiste.

Paris se gagne aussi au centre. La campagne d'entre-deux tours qui s'achève vendredi soir à minuit a été marquée, dans les deux camps PS et UMP, par des alliances et des mésalliances accréditant cette orientation. L'appel à l'électorat centriste pour gagner l'élection est presque revendiqué à droite. Nathalie Kosciusko-Morizet n'a pas attendu le premier tour des municipales pour nouer des alliances avec l'UDI et le Modem . Mais depuis lundi, la candidate UMP est en opération séduction auprès de l'électorat centriste, incarné par celui du 9e arrondissement qui a placé Delphine Bürkli en tête du scrutin dimanche. Mercredi, c'est la centriste Fadila Mehal, alliée sur la liste de droite du 18e, qui défendait NKM dans une tribune au Huffington Post .

NKM, en quête de réserves de voix, a tout particulièrement ciblé l'électorat écologiste, réputé changeant, lui adressant une " lettre ouverte " mardi. "Oui, la droite n'a pas toujours été dans le passé au rendez-vous de l'écologie, écrit-elle en guise de mea culpa. Mais les choses ont changé depuis quelques années", jure-t-elle à l'électorat écolo, s'estimant plus authentique que les Verts intéressés à "la distribution de postes" par le PS. Rémi Féraud, le porte-parole d'Anne Hidalgo, a beau crier au "cynisme", NKM martèle depuis une semaine que "la question écologique n'est plus un clivage gauche-droite".

Conservateurs et Parti de gauche sur la touche

Autre signe du virage au centre : la tentative d'éviction, mardi, du candidat chrétien-démocrate Franck Margain - proche de Christine Boutin et de la Manif pour tous - de la liste du 12e au profit du centriste Benoît Pernin. "NKM pense que, maintenant qu'elle a fait le plein de voix de droite à l'ouest de Paris, elle a besoin des voix de centre droit à l'est", a déploré Franck Margain, interrogé par metronews sur cette "trahison".

Une situation comparable à gauche ? Anne Hidalgo  a signé dès lundi une alliance avec les écologistes , tout en actant la rupture avec le Parti de gauche , dont la candidate Danielle Simonnet se maintient dans le 20e au second tour en fustigeant le "mépris" des socialistes. Un travail d'équilibriste pour le PS puisque, comme le reconnaît Rémi Féraud, cet électorat très marqué à gauche a manqué à l'appel pour faire passer Anne Hidalgo en tête des suffrages à Paris au 1er tour, malgré le soutien du PCF. Quant aux électeurs écologistes, "ils sont pour la plupart de gauche, pense Rémi Féraud. Pour ceux qui hésiteraient, nos alliés EELV sont très présents dans la campagne pour lever les ambiguïtés." Le scrutin de dimanche se jouerait donc sur deux fronts : la mobilisation de l'électorat le plus à gauche, et le choix final des indécis du centre-gauche, trop souvent qualifiés de "bobos".

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