Emmanuel Macron se confie dans "Têtu" : "Si j'avais été homosexuel, je le dirais et je le vivrais"

Emmanuel Macron se confie dans "Têtu" : "Si j'avais été homosexuel, je le dirais et je le vivrais"

CONFESSIONS - Emmanuel Macron a accordé une interview au magazine gay "Têtu", de retour en kiosques ce mardi 28 février après avoir disparu pendant plus d'un an. Rumeur d'une liaison supposée avec le président de Radio France, force de séduction, mais aussi positionnement sur la gestation pour autrui (GPA), le candidat à la présidentielle fend l'armure.

Pour sa renaissance sur papier après un an et demi d'absence, le magazine homosexuel Têtu, de retour en kiosque dès mardi 28 février dans une formule bimestrielle, s'offre une interview exclusive du candidat à la présidentielle, Emmanuel Macron. Une mise au point qui tombe à pic : la semaine dernière, le président du mouvement En Marche ! avait fait polémique en parlant de "l'humiliation" subie selon lui par les opposants au mariage pour tous, avant de déclarer quelques heures plus tard que la communauté LGBT "trouverait toujours en [lui] un défenseur". 

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La rumeur qui veut qu'il soit gay : "Si j'avais été homosexuel, je le dirais"

Dans les colonnes de Têtu, Emmanuel Macron est d'abord revenu sur la rumeur, qu'il a démentie publiquement, d'une supposée liaison avec Mathieu Gallet, président de Radio France. "Deux choses sont odieuses derrière le sous-entendu : dire qu'il n'est pas possible qu'un homme vivant avec une femme plus âgée soit autre chose qu'homosexuel ou un gigolo caché, c'est misogyne", dénonce-t-il. "Et c'est aussi de l'homophobie. Si j'avais été homosexuel, je le dirais et je le vivrais", assure l'ancien ministre de l'Economie.

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Son côté séducteur : "Pour être honnête, je ne m'aime pas beaucoup"

Le candidat à la présidentielle confie en outre quelques unes de ses faiblesses : "Pour être honnête, je ne m'aime pas beaucoup. C'est peut-être pour cette raison que je fais tout cela. J'aime casser les murets qui peuvent se dresser entre deux personnes et qui empêchent la communication. J'ai besoin de toucher, de passer du temps, de regarder en face".

Interrogé sur le fait que sa personne séduise, l'ancien banquier, donné par les sondages dans le trio de tête dans la course à l'Élysée, assure qu'il ne fait rien pour susciter cela : "Je ne cherche pas à séduire pour obtenir quelque chose, car séduire, ce n'est pas aimer les gens, c'est s'aimer soi-même [...] J'aime les gens et j'aime ce que je fais. Si c'est cela qui séduit, tant mieux".

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La gestation pour autrui (GPA): "Il faut permettre la reconnaissance des enfants nés à l'étranger"

A propos de la reconnaissance des enfants nés d'une gestation pour autrui (GPA, actuellement prohibée en France), Emmanuel Macron fait la distinction entre celles conduites en France et celles conduites à l'étranger : "Je ne suis pas favorable à autoriser la GPA en France [...] ce sujet soulève un débat philosophique sur la capacité à disposer de son corps et à le marchandiser. A mes yeux, c'est un débat impossible à trancher".

En revanche, ajoute-il, "il faut permettre la reconnaissance des enfants nés par GPA à l'étranger. On ne peut pas les laisser sans existence juridique. Ces enfants participent d'un projet d'amour. Il faut arrêter l'hypocrisie, et je porterai ce projet pour compléter la circulaire Taubira [NDLR : qui leur permet d'avoir la nationalité française".

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