INTERVIEW - Valérie Pécresse : "La gauche, c'est le matraquage fiscal qui continue"

INTERVIEW - Valérie Pécresse : "La gauche, c'est le matraquage fiscal qui continue"

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INTERVIEW - A quelques jours du premier tour des élections régionales, metronews a rencontré Valérie Pécresse, tête de liste de la droite en Île-de-France. De la sécurité aux transports en passant par le chômage, l'ex-ministre du Budget a répondu à nos questions.

Plus que quelques jours pour se décider. Dimanche, les électeurs sont appelés aux urnes pour élire leurs conseillers régionaux. A cette occasion, metronews part lui aussi en campagne, à la rencontre de candidats. Aujourd'hui, Valérie Pécresse, tête de liste de la droite en Île-de-France, où 209 sièges sont à pourvoir.

Pour la candidate de la droite, l'objectif de ces élections est clair : mettre fin à 17 ans de gouvernance socialiste en Île-de-France, et reconquérir pour le compte de son parti la première région économique du pays. Un pari qu'elle pourrait bien remporter, les derniers sondages la donnant gagnante d'une courte tête face à Claude Bartolone, son adversaire du PS.

La campagne après les attentats
La droite s'était attiré les foudres des Français quand, quelques jours seulement après les attaques de Paris, elle avait violemment critiqué le gouvernement à l'occasion d'une séance de questions à l'Assemblée . Valérie Pécresse refuse toutefois d'y voir une relance de la campagne. "Si j'ai pris la parole à l'Assemblée nationale, c'était en tant que députée, pour faire des propositions au niveau national", se défend-elle.

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Le rôle de la région pour la sécurité
"Il faut réactiver le budget sécurité", martèle Valérie Pécresse, qui accuse la gauche de l'avoir "divisé par cinq en dix ans". Ces nouveaux crédits doivent permettre selon elle de créer "un vrai bouclier de sécurité" pour les Franciliens, avec des portiques de sécurité devant les salles de spectacle, des gilets pare-balles et des véhicules pour la police, etc.

Transport : des programmes identiques ?
Difficile, à la lecture des programmes de Valérie Pécresse et de Claude Bartolone, de voir une différence sur la question des transports : de la lutte contre les embouteillages à l'automatisation du métro et la création d'une police des transports, les projets sont peu ou prou les mêmes. Pour la candidate des Républicains, la différence se trouve dans le financement : "Je veux faire 400 millions d'euros d'économies sur le train de vie, toutes ces économies iront aux transports. Claude Bartolone, lui, veut financer son programme avec 220 millions d'euros de hausses d'impôts."

L'emploi des jeunes
Faute de pouvoir directement faire embaucher les jeunes, la candidate de la droite met l'accent sur les entreprises : "je veux être une présidente-entrepreneure", explique-t-elle. Pour cela, elle compte sur les fonds de la Banque Publique d'Investissement, mise à contribution pour soutenir l'activité des entreprises délaissées par les banques, et sur le développement de la formation professionnelle.

Le financement du programme
En plus des 400 millions d'euros dégagés par la réduction du train de vie, Valérie Pécresse entend s'appuyer sur les crédits européens. "L'Île-de-France touche deux fois moins de fonds structurels que Londres, trois fois moins que Bruxelles, quatre fois moins qu'Amsterdam. Tout ça parce que nous n'allons pas le chercher". Selon elle, ce sont 150 à 200 millions d'euros qui pourraient ainsi être récupérés par la région.

Son rapprochement avec la Manif pour tous
Valérie Pécresse a-t-elle fait le choix de la droite "dure", en intégrant à ses listes des personnalités proches de la Manif pour tous ? Pas du tout, argumente-t-elle. "Ma famille va du MoDem, qui a appelé à voter François Hollande en 2012, jusqu'à la droite forte, au Parti chrétien démocrate et à Sens commun [le mouvement politique issu de la Manif pour tous]. On ne pense pas tous la même chose, mais nous avons un projet commun".

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