"J'aimerais" que le Premier ministre "soit une femme" : "le souhait" de Macron ne s'est pas réalisé...

PARITÉ - En nommant Edouard Philippe au poste de Premier ministre, Emmanuel Macron passe à côté d'un souhait qu'il avait émis en mars 2017 : confier les clefs de Matignon à une femme. Aujourd'hui, beaucoup s'en souviennent.

Ce n'était pas une promesse de campagne. Plutôt une forme de vœu pieux. Journée internationale des droits des femmes oblige, le 8 mars dernier, Emmanuel Macron avait formulé "le souhait" de nommer une femme au poste de Premier ministre. Avec la nomination, ce lundi 15 mai, d'Edouard Philippe à Matignon, force est de constater que cette volonté est restée lettre morte.


Lors d'un rassemblement organisé au Théâtre Antoine, dans le cadre des la Journée des droits femmes, voici ce qu'Emmanuel Macron, alors candidat, déclarait sur la possibilité d'une successeure à Bernard Cazeneuve : "Pour être honnête, c'est trop facile de le dire ce soir mais j'en ai parlé avec d'autres, à commencer par des hommes, et c'est plutôt mon souhait. (...) Il n'y a eu qu'une expérience en France, quelqu'un de remarquable, Edith Cresson, dont la vie n'a pas été facilitée parce que le contexte politique était très dur. Après, je ne vais pas choisir un Premier ministre parce que c'est une femme. Je choisirai le Premier ministre le plus compétent, le plus capable possible, avec le souhait et la volonté que ce soit aussi une femme. Si nous ne sommes pas vigilants, exigeants, on va investir 70 % d'hommes aux législatives et on aura des femmes-prétexte, formidablement décoratives", avait-il alors déclaré. 

La garde rapprochée de Macron ? Six hommes et zéro femme...

La constitution du gouvernement aboutira-t-elle à la nomination de "femmes-prétexte, formidablement décoratives" que redoutait Emmanuel Macron, se déclarant à l'époque "candidat féministe" ? Pour l'heure, tout reste à faire. Mais dès aujourd'hui, un constat s'impose. Depuis son investiture, le nouveau président de la République a dévoilé les noms de proches conseillers : Alexis Kohler secrétaire général de l'Elysée, Patrice Strzoda, directeur de cabinet du président de la République, Philippe Etienne, conseiller diplomatique, Ismaël Emelien, conseiller spécial et Sylvain Fort, directeur de la communication. Six nominations, aucune femme. Le calcul n'a pas échappé à nombre d'internautes, qui resteront, à n'en pas douter, vigilants pour la suite. 

Laurence Haïm, porte-parole du mouvement En Marche, a annoncé que la composition du gouvernement sera connu demain mardi, en fin de journée.


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