Jean-Claude Gaudin mise sur sa personnalité

Jean-Claude Gaudin mise sur sa personnalité

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MUNICIPALES – A 5 jours du 1er tour des municipales, le candidat de l’UMP Jean-Claude Gaudin mène une campagne à son rythme sûr de sa force.

Ne comptez pas sur Jean-Claude Gaudin pour changer de tempo à l’approche du premier tour des municipales. Outre un meeting jeudi soir au Silo, la maire-sortant, continue, à son rythme, ses visites de quartier comme mardi à Sainte-Marguerite près du stade Vélodrome. Des déplacements à chaque fois sur un thème bien précis et toujours très entourés par ses proches collaborateurs. "Je suis allé partout où on m’a demandé d’aller", reconnaît le candidat persuadé de mener "une campagne bien plus active qu’en 2008".

Sûr de sa force, rien ne l’ébranle, pas même les sondages qui placent la candidate socialiste Marie-Arlette Carlotti vainqueur dans un secteur clé de la ville. "Elle n’est en tête que d’un point mais le courant nous est favorable dans l’ensemble de la ville et il le sera aussi dans ce secteur", balaye un Jean-Claude Gaudin misant avant tout sur l’unité de son équipe.

"Une non campagne"

Difficile de le contredire dans la mesure où son principal challenger il y a un an au sein de l’UMP, Guy Teissier, milite désormais activement à ses côtés pour sa réélection. "L’histoire de notre ville aurait pu s’écrire différemment concède ce dernier, mais c’est l’art de Jean-Claude Gaudin d’avoir su rassembler dans son camp, ce que nos adversaires n’ont pas su faire", plaide-t-il désormais.

Outre l’unité, voilà l’autre axe de la campagne du candidat UMP : la critique du leader PS, Patrick Mennucci. Un candidat dont il ne cite jamais le nom mais dont il tacle la moindre déclaration. "C’est ce qui m’a le plus étonné dans sa campagne. Sur son site Internet , il n’y a que des attaques sur son adversaire", remarque Nicolas Maisetti, politologue au Cherpa, laboratoire de recherche rattaché à Sciences Po Aix.

Côté programme, le chercheur parle d’une "non-campagne". "Son principal capital, c’est sa personnalité", poursuit-il tout en reconnaissant les qualités de stratège du candidat. "Malgré de nombreux voyants au rouge comme le chômage ou l’insécurité, il a réussi à garder son image de maire gestionnaire aux accents pagnolesque et il est toujours en passe d’être réélu".
 

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