Jean-Claude Gaudin reprend le contact avec les électeurs marseillais

Jean-Claude Gaudin reprend le contact avec les électeurs marseillais

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MUNICIPALES - Exercice incontournable, serrer des mains sur les marché revêt une double importance pour le candidat-maire UMP de Marseille. En plus de prendre le pouls de la campagne électorale Jean-Claude Gaudin doit donner l’image d’un candidat alerte malgré ses 74 printemps.

Le marché de Castellane est bondé en ce milieu de matinée. Mais s’il y en a bien un que cette affluence arrange tout particulièrement, c’est Jean-Claude Gaudin. A moins d’un mois des élections municipales, le maire sortant est soucieux de démontrer  qu’il a encore la niaque et le goût du contact . "Bonjour, ça va ? Mes hommages madame. Et vous, tout va bien ?" enchaîne inlassablement le candidat UMP. Les contacts sont brefs mais spontanés.

Pour Michel, un vendeur de vêtements accoudé à son présentoir, la scène rappelle les campagnes de Jacques Chirac : "Ils sont pareils ! Gaudin c’est un roc, il n’arrête pas de saluer les gens à gauche et à droite, les vieux comme les minots". Christophe derrière son stand de nappes n'est pas dupe sur cette visite à caractère purement électorale mais souligne "qu’il [le maire] nous salue tout au long de l’année quand il passe en voiture".

"Laissez la place aux jeunes !"

Si les marchands semblent au garde à vous, la clientèle a quant à elle la dent dure. Certains regards désapprobateurs se font sentir quand Jean-Claude Gaudin se fait tirer le portrait avec des "fans". Et même quelques coups de gueule émaillent la sortie du candidat comme celui de Danièle. Pour cette Marseillaise d’une cinquantaine d’années, "trois mandats ça suffit, il faut laisser la place aux jeunes" ! Danièle tient d’ailleurs à le faire savoir au principal intéressé. 

Avec son manteau rouge vif, cette dernière s’agite devant le maire comme la cape devant le taureau mais l’expérimenté politique garde un sourire de circonstance. " Je n’ai que des jeunes avec moi ! Sur 51 conseillers municipaux sortants, 18 s’en vont pour faire place à la jeunesse" assure Jean-Claude Gaudin.

Après trois mandats successifs, les Marseillais et ses concurrents ne lui laisseront rien passer, Jean-Claude Gaudin le sait bien . Cette campagne en devient-elle plus difficile ? "J’ai déjà combattu Gaston Deferre, Monsieur Le Pen, Bernard Tapie et Guérini […] En toute humilité, j'ai un peu l'habitude" tempère le maire. 
 

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