JO 2024 : l’élection d’Emmanuel Macron, une chance pour la candidature de Paris ?

ESPOIRS - À peine élu à la tête de la République française, Emmanuel Macron va se frotter à de nombreux dossiers importants du pays, et le sport n'est pas en reste. Car du 14 au 16 mai prochain, le comité d'évaluation du CIO se rend à Paris afin d'évaluer le dossier tricolore et d'inspecter les potentiels futurs sites olympiques. L'occasion pour le nouveau chef de l'Etat d'appuyer la candidature de Paris pour les Jeux olympiques de 2024, face à celle de Los Angeles.

Très impliqué dans la candidature de Paris aux JO de 2024 pendant son mandat, faisant notamment le déplacement à Rio lors des JO 2016 en août dernier pour défendre la candidature lors d’une conférence de presse et un entretien privé avec le patron de l’Olympisme Thomas Bach, François Hollande était un excellent VRP pour la candidature française auprès des membres du comité international olympique (CIO).

Mais qui de mieux qu’un de ses anciens ministres pour reprendre le flambeau de la candidature parisienne ? Avec l’élection d’Emmanuel Macron à la présidence de la République française dimanche dernier, l’évolution du dossier devrait se dérouler en douceur et la continuité. L’ancien ministre de l’Economie montre en tout cas des signes d’intérêt pour la candidature de Paris. La preuve. 

Paris 2024 au cœur de son projet sportif

Dans son programme présidentiel, Emmanuel Macron a annoncé la couleur très rapidement. Dans ses 5 objectifs prioritaires dans le domaine sportif, ce dernier veut "faire du sport un atout pour l’économie française." Ainsi, il soutient "pleinement" la candidature de Paris à l’organisation des Jeux olympiques et Paralympiques 2024. "Les JO sont des événements extraordinaires. Vous changez la figure du pays car vous créez des infrastructures qui sont extrêmement structurantes et où une communion se fait et qui permet de se transcender", avait-il notamment expliqué à France Bleu en février dernier. 

Un président impliqué dès sa prise de fonction

À l’occasion de la visite de la commission d’évaluation du CIO, du 14 au 16 mai prochain, pendant laquelle le projet parisien sera scruté à la loupe, le président élu a émis le souhait de les rencontrer pour les conforter sur l’engagement de l’Etat, estimé à 1 milliard d’euros. Il ne devrait, en revanche, pas participer au dîner officiel dimanche 14 mai au Grand Palais, investiture oblige. La rencontre entre le futur chef de l'Etat et la commission pourrait donc se dérouler lundi ou mardi.

Il connaît déjà le dossier

Pour Tony Estanguet, coprésident du comité de candidature, l’élection de Macron à la tête de l’Etat est une excellente chose. "Dans la presse internationale, il a l'image d'un leader jeune, qui va au-delà des clivages politiques, qui a un discours ouvert. Ce qu'il incarne est complètement en phase avec les valeurs que l'on veut porter", a expliqué le triple champion olympique de canoë mercredi avant d’ajouter : "Il est vraiment le leader dont on a besoin pour incarner l'engagement de l'État. (…) On a hâte de travailler avec Emmanuel Macron." Une belle image qui contraste avec celle de Donald Trump, le président américain, dont les premières mesures anti-immigration ont desservi la candidature du rival Los Angeles.

Il a une belle image à l’international

Pour Tony Estanguet, coprésident du comité de candidature, l’élection de Macron à la tête de l’Etat est une excellente chose. "Dans la presse internationale, il a l'image d'un leader jeune, qui va au-delà des clivages politiques, qui a un discours ouvert. Ce qu'il incarne est en phase avec les valeurs que l'on veut porter", a expliqué le triple champion olympique de canoë mercredi avant d’ajouter : " Il est vraiment le leader dont on a besoin pour incarner l'engagement de l'État. (…) On a hâte de travailler avec Emmanuel Macron." Une belle image qui contraste avec celle de Donald Trump, le président américain, dont les premières mesures anti-immigration ont desservi la candidature du rival Los Angeles.

C'est un grand amateur de sport

Par le passé, le candidat d’En Marche ! pendant la campagne présidentielle a beaucoup pratiqué, étant notamment licencié à la Fédération française de football lorsqu’il était à l’École nationale d'administration (ENA). Il évoluait ainsi au poste de latéral gauche. De plus, depuis sa tendre enfance, le président élu est un fervent supporter de l’Olympique de Marseille. Enfin, Emmanuel Macron a avoué également pratiquer la course à pied, le ski ou encore le tennis.

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Reste à savoir si ces arguments arriveront à convaincre le comité d'évaluation du CIO, qui rendra sé décision lors de la session du Comité international olympique à Lima, du 13 au 17 septembre prochain.

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