VIDÉO - Jordan Bardella soupçonné d'emploi fictif : "Les Français ne sont pas dupes"

ÉLECTIONS EUROPÉENNES 2019
CONTRE-ATTAQUE - Invité de la matinale de LCI, la tête de liste RN aux élections européennes, Jordan Bardella, a été interrogée sur les accusations qui portent sur lui à propos d'emplois fictifs au sein du parti. Il a répondu en stigmatisant l'acharnement des médias.

Les assistants parlementaires, une histoire qui revient en boucle autour du Rassemblement national depuis quelques temps. Fin avril, le magazine Challenges affirmait ainsi que Jordan Bardella figurait parmi la liste d'assistants d'eurodéputés soupçonnés par le Parlement européen de percevoir une indemnité de façon illégale. La tête de liste du parti d'extrême droite aux élections européennes a répondu à ces accusations, jeudi 9 mai, dans la matinale de LCI. Pas de quoi le déstabiliser. "Je vous répète ce que je vous ai dit, ce n'était pas un emploi fictif et je trouve ça hallucinant qu'il faille me justifier sur ce genre de choses alors qu'aucune enquête de justice ne me met en cause", a-t-il martelé.


Avant de soupçonner les médias d'instrumentaliser la campagne en cours. "Je veux bien qu'on essaie de faire de la mousse à deux semaines des européennes…" a déploré l'homme politique de 23 ans. Interrogé par la journaliste Amélie Carrouer sur d'éventuels responsables de ces fuites, Jordan Bardella a pointé du doigt les soutiens au parti d'Emmanuel Macron : "Des médias qui veulent peut-être sauver le soldat Loiseau ? Je pense qu'en démocratie, les seuls juges sont le peuple et la justice. Il n'y a rien dans ce dossier", a-t-il affirmé.

Cavale contre le RN ?

Mais Jordan Bardella ne s'est pas arrêté en si bon chemin, construisant sa ligne de défense sur un acharnement politico-médiatique, en particulier en provenance de la rédaction de Challenges, accusé d'être au service de LREM. "Je vous rappelle que la rédaction de Challenges, les salariés de la rédaction de Challenges, pendant la campagne présidentielle, avaient publié un communiqué de presse pour pointer la campagne outrancière de la rédaction et du magazine en faveur d'Emmanuel Macron. C'est du vent", a lancé le conseiller régional d'Ile-de-France.


Pour conclure son argumentaire, le porte-parole RN a dénoncé des tentatives de déstabilisation à l'aune de chaque élection. "En France, il y a ce qu'on appelle la présomption d'innocence. C'est pour cela que cela n'affecte pas les sondages", dit-il. "A chaque fois qu'il y a une élection, on ressort cette faire des assistants parlementaires. Y'a jamais rien, jamais de condamnations. Pendant la campagne présidentielle, on avait essayé de faire le même coup à David Rachline… Les Français ne sont pas dupes", poursuit-il, oubliant tout de même que la justice française a ordonné la saisie de deux millions d'euros destinés à son parti dans le cadre de ce dossier.

Selon Challenges, Jordan Bardella a été assistant parlementaire de Jean-François Jalkh quelques mois début 2015. Il aurait perçu un salaire de "1 200 euros par mois pour un coût total de 10 444 euros et un mi-temps alors qu'il était un étudiant de 19 ans et en deuxième année de fac". Il était à la même époque secrétaire départemental du RN en Seine-Saint-Denis. Selon Challenges toujours, son nom apparaîtrait sur un listing d'avril 2017 du Parlement européen.

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