La bataille des impôts locaux à Nantes

La bataille des impôts locaux à Nantes

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MUNICIPALES – C’est l’un des cheval de bataille de l’opposition dans la campagne des municipales à Nantes : baisser les impôts locaux, dans une ville en situation de "surfiscalité". Que proposent les candidats ?

Impôt. Plus qu'un mot, un cheval de bataille. L'UMP Laurence Garnier s'est emparée du sujet et rappelle qu’ils n’ont cessé d’augmenter lors du dernier mandat. La taxe foncière faisant un bond de 25 %. "Nantes est 15 % au-dessus de la moyenne des villes de plus de 100 000 habitants pour la taxe d’habitation, 20 % pour la taxe foncière", remarque la candidate de droite.

Pour revenir à la normale, elle s’engage à une "baisse de 4 % des impôts locaux, tout en maintenant le niveau des investissements actuels." Sa méthode ? Economiser sur les dépenses de fonctionnement. "122 millions d’euros sont accordés aux associations. Certaines subventions sont justifiées, mais certaines structures n’ont pas de caractère social." Elle entend aussi supprimer le Voyage à Nantes (9 millions d'euros), resserrer les frais généraux de la ville, en "ne renouvelant pas systématiquement les départs à la retraite". Sans annoncer de chiffre, le candidat FN Christian Bouchet  s'engage lui aussi à ne pas augmenter les impôts, et à baisser progressivement les taxes d’habitations et foncières, ce qui passerait, là aussi, par la fin des "subventions de complaisance généreusement accordées à des associations sans utilité sociale."

Stabiliser la fiscalité, continuer les investissements

Mais la baisse des impôts n'est pas un thème réservé à la droite. La municipalité a toujours assumé sa politique fiscale, qui lui a notamment permis de mener une vaste opération de désendettement – la dette par habitant est passée de 2 608 euros en 1994 à 874 euros en 2013. Stabiliser les taux d’impositions est même la première proposition de la  candidate verte Pascale Chiron . Elle envisage pour cela d’"arrêter les investissements liés à des projets d’infrastructures inutiles", de "réaliser des économies dans les budgets de fonctionnement des bâtiments municipaux". 

Quant à l’héritière du système Ayrault, Johanna Rolland , elle s’inscrit dans cette "ville sobre", en prêchant une gestion "rigoureuse et volontariste". La candidate socialiste promet ainsi de ne pas augmenter les taux, tout en bénéficiant d’une "capacité d’investissement de 400 millions d’euros par an". Un montant qu’elle reconnaît être "légèrement inférieur à ce qui a été investi entre 2008 et 2014."

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