La droite strasbourgeoise retrouve des couleurs

La droite strasbourgeoise retrouve des couleurs

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MUNICIPALES – A quelques jours du premier tour, Fabienne Keller, candidate UMP semble avoir refait son retard sur Roland Ries, le maire socialiste sortant. Reste toutefois à séduire les centristes.

Rien n’est joué à Strasbourg. Après une série de sondages qui donnaient Roland Ries, maire socialiste sortant, en tête au premier tour et gagnant au second, le dernier en date de l’institut CSA, commandé par le Figaro et BFM-TV brouille les cartes. Fabienne Keller, candidate de la liste UMP, avec 32 % des intentions de vote au premier tour devancerait Roland Ries crédité de 29 %. Derrière, alors que l’écologiste Alain Jund et le centriste François Loos perdent du terrain, seul Jean-Luc Schaffhauser, candidat de la liste Rassemblement Bleu Marine conforte ses chances d’être présent au second tour avec 11 % des intentions de vote.

Suffisant pour en faire un arbitre suprême. « Notre liste enverra des élus au conseil municipal » a lancé Marine le Pen, lors de sa visite de soutien à cet ancien centriste qu’elle a imposé à des militants sceptiques. La triangulaire serait paradoxalement une aubaine pour Roland Ries qui l’emporterait avec 47% des voix, laissant Fabienne Keller à cinq points derrière lui. Mais le seul face-à-face se solderait par une égalité parfaite.

Fabienne Keller a fait 90 propositions

Roland Ries redoutait la démobilisation suscitée par son statut de favori ainsi que les effets néfastes « d’un contexte national qui n’est pas favorable ». Ses deux craintes se confirment et l’effondrement des voix de la gauche devient un scénario crédible. Un bilan noté 5,7 sur 10 par les Strasbourgeois n’est pas de nature à le rassurer complètement.

A l’inverse Fabienne Keller a retrouvé de la vigueur en mettant en avant son expérience. Celle qui fît maire de 2001 à 2008 a fait 90 propositions « concrètes et finançables ». En jouant la carte de la société civile elle se veut pragmatique. La présence à ses côtés pour un meeting commun de François Fillon et Jean-François Copé, frère ennemis, a démontré la portée nationale du résultat strasbourgeois.

Séduction des centristes

La stratégie des deux favoris pour la dernière semaine de campagne sera de mobiliser dans leurs camps respectifs mais également au centre, qui reste la fibre naturelle de la capitale alsacienne. Alain Jund vert modéré et François Loos centriste solitaire, même distancés dans les sondages, ne se braderont pas.

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