La Grande-Bretagne "sortie de l'euro" : Valérie Pécresse s'emmêle les pinceaux en critiquant Mélenchon et Le Pen

Élections Européennes 2019

EURO ET EUROPE - Valérie Pécresse, venue défendre la candidature de François Fillon lundi matin sur BFMTV, s'est embrouillée en critiquant les programmes de Marine Le Pen et de Jean-Luc Mélenchon concernant la zone euro. Car la Grande-Bretagne n'a jamais adopté l'euro...

Entre "euro" et "Europe", deux lettres font toute la différence. C'est ce qu'a manifestement oublié Valérie Pécresse, lundi matin sur BFMTV et RMC, en évoquant la "sortie de l'euro" de la Grande-Bretagne.

La présidente du conseil régional d'Ile-de-France, venue soutenir la candidature de François Fillon, s'est même carrément emmêlé les pinceaux en critiquant les programmes de Marine Le Pen et de Jean-Luc Mélenchon. Voici ce qu'elle a dit à Jean-Jacques Bourdin :

La sortie de l'euro qui est proposée à la fois par Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen, on a vu ce que ça donne en Grande-Bretagne : 15% de baisse sur la livre sterling. C'est-à-dire 15% de baisse de pouvoir d'achat- Valérie Pécresse

Prise telle qu'elle, la formule de Valérie Pécresse n'a bien sûr aucun sens. La Grande-Bretagne a choisi le Brexit par référendum, mais elle n'a pas eu à se prononcer sur l'euro, puisqu'elle n'a jamais abandonné sa monnaie nationale. Valérie Pécresse voulait probablement parler de sortie de l'Europe. Ce qu'elle n'a pas manqué de rapidement rectifier, alors que sa "bourde" suscitait déjà un flot de commentaires moqueurs :

Le Pen et Mélenchon pas raccord

Et la encore, ce n'est pas si simple. Si Marine Le Pen est favorable à un "Frexit", qui se traduirait bien pour la France par une sortie simultanée de l'Europe et de la zone Euro, Jean-Luc Mélenchon a posé, lui, plusieurs options. 

S'il envisage clairement une "sortie des traités" et potentiellement de l'euro, son "plan B", qui devrait être détaillé en mars, privilégie non pas le rejet de l'euro, mais la transformation de la monnaie unique "en monnaie commune", avec la création possible d'une "monnaie complémentaire nationale", assortie d'une réorientation du rôle de la Banque centrale européenne. 

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